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Vente d'armes à Taïwan : la Chine sanctionnera les entreprises américaines impliquées

Le chef de la diplomatie chinoise, le conseiller d'État Wang Yi, prononce un discours.

Le chef de la diplomatie chinoise, le conseiller d'Etat Wang Yi, a averti qu'aucune puissance étrangère n'empêcherait la réunification de la Chine avec Taiwan.

Photo : Associated Press / Nicolas Asfouri

Radio-Canada

La Chine a annoncé vendredi qu'elle allait imposer des « sanctions » contre les entreprises américaines impliquées dans une vente d'armes de 2,2 milliards de dollars à Taïwan – une île dont Pékin revendique la souveraineté.

Les ventes d'armes à Taïwan par les États-Unis constituent une grave violation des normes fondamentales du droit international et des relations internationales, a indiqué Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Afin de protéger les intérêts nationaux, la Chine imposera des sanctions aux entreprises américaines impliquées dans cette vente d'armes à Taïwan, a-t-il souligné dans un communiqué.

Il n'a pas précisé la nature des mesures de représailles envisagées.

Ces ventes d'armes américaines à Taiwan constituent une violation de la souveraineté et de la sécurité nationale chinoises, a déclaré le ministère des Affaires étrangères à Pékin.

La Chine considère Taïwan comme une de ses provinces. L'île est dirigée par un régime rival qui s'y était réfugié après la prise du pouvoir des communistes sur le continent en 1949, à l'issue de la guerre civile chinoise.

Le territoire insulaire est peuplé d'environ 23 millions de personnes, en très grande majorité d'ethnie chinoise Han comme sur le continent.

Taïwan n'est pas reconnu comme un État indépendant par l'ONU. Et Pékin menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d'indépendance à Taipei ou d'intervention extérieure, notamment de Washington.

Durant une visite en Hongrie, le chef de la diplomatie chinoise, le conseiller d'État Wang Yi, a averti qu'aucune puissance étrangère n'empêcherait la réunification de la Chine et prévenu qu'aucune puissance étrangère ne devait chercher à intervenir dans ce dossier.

Nous exhortons les États-Unis à reconnaître pleinement la gravité de la question taiwanaise [...] et à ne pas jouer avec le feu sur cette question, a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Une guerre commerciale

Ce n'est pas la première fois que les États-Unis autorisent une vente d'armes à l'île. La Chine s'y oppose à chaque fois fermement, mais l'annonce de sanctions contre des entreprises américaines est inhabituelle.

La vente incriminée, annoncée lundi par le département d'État américain, comprend notamment 108 chars de combat et 250 lance-missiles sol-air. Le Congrès américain a 30 jours pour s'y opposer, une hypothèse qui semble peu probable.

La Chine avait réagi dès le lendemain de l'annonce, appelant les États-Unis à « annuler immédiatement » l'opération afin « d'éviter de porter encore davantage atteinte aux relations sino-américaines ».

Les liens bilatéraux sont déjà sérieusement détériorés par la guerre commerciale que se livrent Pékin et Washington depuis l'an dernier.

Les États-Unis, qui ont rompu en 1979 leurs relations diplomatiques avec Taipei afin de reconnaître le gouvernement communiste basé à Pékin comme le seul représentant de la Chine, restent toutefois l'allié le plus puissant du territoire insulaire et son principal fournisseur d'armes.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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