•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La ministre Freeland se distancie des conseils de John McCallum à la Chine

La ministre Freeland écoute une question avant d'y répondre.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, participait à une conférence mondiale sur la liberté des médias à Londres, le 10 juillet 2019.

Photo : Reuters / Peter Nicholls

La Presse canadienne

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, cherche à distancer le gouvernement Trudeau de son ancien ambassadeur en Chine, un jour après que ce dernier eut averti les responsables chinois que de nouvelles sanctions contre le Canada pourraient aider l'opposition conservatrice à remporter les élections de l'automne.

Interrogée jeudi par des journalistes au sujet des propos de John McCallum, Mme Freeland a déclaré qu'il était extrêmement inapproprié pour tout Canadien de conseiller un gouvernement étranger sur la manière dont il peut influer sur les résultats des élections au Canada.

En outre, aucun Canadien ne devrait conseiller un gouvernement étranger sur les résultats électoraux qui seraient les meilleurs pour ce gouvernement, a-t-elle ajouté.

Dans sa réponse à propos de M. McCallum, elle a également souligné les efforts déployés par le gouvernement pour protéger le Canada des ingérences électorales étrangères.

Permettez-moi d'abord de dire, très clairement, que M. McCallum ne parle pas au nom du gouvernement du Canada, a ajouté Mme Freeland, rappelant aux journalistes lors d'une conférence téléphonique que le premier ministre Justin Trudeau avait réclamé la démission de M. McCallum plus tôt cette année. Mme Freeland se trouvait à Londres, où elle participait à une conférence mondiale sur la liberté des médias.

Je pense qu'il est hautement inapproprié pour un Canadien d'offrir des conseils ou des opinions à un gouvernement étranger sur la manière dont ce gouvernement devrait ou ne devrait pas se comporter pour obtenir un résultat électoral particulier au Canada.

Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères

Les récents commentaires faits par M. McCallum au South China Morning Post surviennent alors que les deux pays sont engagés dans un conflit diplomatique qui a vu les autorités chinoises bloquer les importations clés en provenance du Canada et emprisonner deux Canadiens pour espionnage.

Il a affirmé au journal qu'il avait prévenu ses contacts au ministère chinois des Affaires étrangères que de nouvelles actions négatives contre le Canada aideraient les conservateurs, un parti qu'il a décrit comme beaucoup moins amical envers la Chine.

M. McCallum, économiste et ministre libéral avant d'être nommé ambassadeur, a été limogé par M. Trudeau en janvier après s'être écarté du scénario prévu par le gouvernement pour obtenir la libération des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor.

Il est maintenant un conseiller spécialisé dans les affaires sino-canadiennes du cabinet d'avocats McMillan.

Gros plan de son visage

L'ex-ambassadeur du Canada en Chine, John McCallum

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Une invitation d'ingérence « absolument répréhensible », dit Andrew Scheer

Le chef conservateur Andrew Scheer a attaqué M. Trudeau cette semaine pour avoir confié à M. McCallum l'un des postes diplomatiques les plus importants du Canada.

Je condamne avec force et sans équivoque les récents commentaires de libéraux très en vue encourageant le gouvernement chinois à aider à réélire le gouvernement en octobre, a affirmé mercredi M. Scheer dans un communiqué. Cette invitation d'ingérence étrangère dans l'élection canadienne, à un régime qui s'est montré hostile aux intérêts canadiens, est absolument répréhensible.

Mme Freeland a souligné à quel point la démocratie libérale était menacée au moment où des pays comme le Canada tentent de remédier à l'ingérence électorale étrangère.

Les élections au Canada concernent les Canadiens, point final, a-t-elle déclaré jeudi.

Le conflit diplomatique a éclaté en décembre, lorsque les autorités canadiennes ont arrêté la dirigeante de la société technologique Huawei, Meng Wanzhou, à Vancouver en vertu d'un mandat d'extradition américain.

Son arrestation a provoqué la colère du gouvernement chinois, qui a demandé sa libération.

Dans les jours qui ont suivi l'arrestation de la dirigeante de Huawei, les autorités chinoises ont arrêté M. Kovrig, un diplomate canadien en permission, et M. Spavor, un entrepreneur, sur des accusations d'atteinte à la sécurité nationale en Chine.

Les autorités chinoises ont également multiplié les inspections sur les produits canadiens, ce qui a entraîné la suspension ou l'obstruction des principales importations de produits agricoles, notamment la viande et le canola.

Politique fédérale

Politique