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Une Autochtone poursuit son ancien propriétaire pour le droit de se purifier chez elle

Une personne tient un bol dans lequel de la sauge brûle

Dans la tradition autochtone, il est commun de se purifier en faisant brûler une matière obtenue à partir de plantes médicinales, comme la sauge et le cèdre.

Photo :  CBC / Martha Troian

Radio-Canada

Une femme autochtone affirme devant le tribunal des droits de la personne que son ancien propriétaire a fait preuve de discrimination et de racisme contre elle en l’expulsant de son logement à cause de ses pratiques culturelles.

Crystal Smith, des nations Haisla et Tsimshian, dit qu’elle a été expulsée parce qu’elle faisait des cérémonies de purification où elle brûlait de la sauge conformément à sa culture autochtone.

Jeudi, lors de la quatrième journée d’audiences devant le tribunal, plusieurs témoins se sont succédé, y compris l’ancien propriétaire de Mme Smith, Parminder Mohan.

Parminder Mohan répète depuis le début qu'il a toujours pensé que son ex-locataire fumait de la marijuana et qu'il lui a demandé à plusieurs reprises d'arrêter, par peur que l'odeur reste imprégnée dans son logement.

De son côté, Crystal Smith affirme que son rituel quotidien est bien un droit acquis.

Je veux qu'il réalise qu'il a eu tort de m'expulser pour avoir pratiqué mon rituel. C'est ma pratique spirituelle, c'est un droit de la personne protégé.

Crystal Smith

Selon Mme Smith, son rituel est protégé par l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, qui enchâsse les droits des peuples autochtones du Canada.

Conflit datant de 2017

Dans la tradition autochtone, il est commun de se purifier en faisant brûler une matière obtenue à partir de plantes médicinales, comme la sauge et le cèdre.

En juin 2017, la mère monoparentale de deux enfants avait décidé de quitter le sous-sol qu'elle louait à Burnaby, après plusieurs mois de conflits avec son propriétaire.

Elle raconte qu’elle pratiquait son rituel presque quotidiennement comme moyen de se communier avec ses ancêtres et de purifier son esprit.

« Je pense qu’on devrait avoir le droit de se purifier n’importe où parce que ça fait partie de notre spiritualité », dit-elle.

La dernière journée d’audiences dans l’affaire aura lieu vendredi. La décision de la juge Pamela Murray n’est pas attendue avant plusieurs mois.

D’après un reportage de Benoît Ferradini

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