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Le défi d’assurer un bon accueil aux évacués lors de catastrophes naturelles

Un bélier mécanique et un hélicoptère dans une épaisse fumée.

Les pompiers luttent contre un feu de forêt à environ six kilomètres du village de Pikangikum, dont l'évacuation est en cours.

Photo : Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario

Miguel Lachance

La ville de Thunder Bay, en Ontario, accueille en ce moment environ un millier de résidents de Pikangikum, une Première Nation menacée par un feu de forêt depuis près d'une semaine. Il s’agit du plus grand nombre d’évacués que la ville reçoit au même moment depuis 2006, et leur accueil au sein de la communauté crée de nombreux défis.

Le président du groupe de contrôle des opérations d’urgence de Thunder Bay, Norm Gale, indique que la priorité est la sécurité et le bien-être des évacués déjà sur place.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la Ville a indiqué lors d'un point de presse jeudi ne pas être en mesure d'accueillir davantage de personnes provenant de communautés menacées par des feux de forêt.

Deux hommes participant à un point de presse.

Norm Gale, qui est aussi le directeur général de Thunder Bay, n’a pas peur d’être critiqué pour avoir décidé de refuser de recevoir plus de résidents de Pikangikum, car la Ville accueille déjà un nombre presque record d’évacués.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

La cheffe du Service de Police de Thunder Bay, Sylvie Hauth, a expliqué que les services d’urgence veulent être en mesure de répondre aux besoins des évacués sans négliger la population locale.

Environ 200 résidents de la Première Nation de Pikangikum qui devaient être envoyés à Thunder Bay seront relocalisés ailleurs, notamment en Saskatchewan.

Cette situation a été causée par l’arrivée, au cours des derniers jours, de 700 évacués qui ont quitté la communauté autochtone par leurs propres moyens.

Ces personnes sont prises en charge par l’Independent First Nations Alliance (IFNA), un regroupement de cinq communautés ojibwées du Grand Nord de l’Ontario, dont Pikangikum.

Thunder Bay est le centre urbain le plus proche, où ils ont plus de chances de trouver de l’hébergement, explique le directeur général de l’IFNA, Matthew Hoppe.

Portrait d'un homme.

Selon Matthew Hoppe, il restait environ 2000 personnes à Pikangikum jeudi matin.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

À ces évacués s’ajoutent environ 250 personnes transportées par avion militaire sous la supervision de la province; leur dont l’accueil est coordonné par le service d’incendie de Thunder Bay.

Matthew Hoppe indique que malgré le contexte difficile, les résidents de Pikangikum sont heureux de l’accueil offert par Thunder Bay pendant cette deuxième évacuation en un peu plus d’un mois.

Il explique que cette fois, on a fait particulièrement attention à éviter de séparer des familles et à réduire les facteurs de stress pour les personnes évacuées.

Si je pouvais mettre les familles de 10 personnes dans une grande suite, ce serait l’idéal. On fait ce qu'on peut avec les ressources disponibles.

Matthew Hoppe, directeur général de l’Independent First Nations Alliance

M. Hoppe espère que l’évacuation sera la plus courte possible, mais si elle devait se prolonger sur une longue période, il a déjà quelques idées pour occuper les évacués.

Le directeur général de l’IFNA explique qu’il encourage les résidents de Pikangikum à profiter des attractions locales.

Il envisage également d’offrir des formations de premiers soins et d’organiser des cours d’été pour les jeunes qui en ont besoin.

En conférence de presse, M. Hoppe a indiqué que les groupes communautaires qui voudraient contribuer d’une façon ou d’une autre à rendre le séjour des évacués plus agréable pouvaient entrer en contact avec l'Alliance.

Appel aux autres villes de la province

Le maire de Thunder Bay, Bill Mauro, espère que plus de villes ontariennes se porteront volontaires pour recevoir des évacués, tout en précisant qu’il respecte la décision de celles qui refusent.

Selon Norm Gale, la Municipalité régionale de Peel et la Ville de London ont indiqué jeudi être prêtes à recevoir des évacués.

Le maire croit qu’avec plus de 400 villes dans la province, il devrait être possible de trouver de la place pour quelques milliers de personnes sans avoir à faire appel à d’autres provinces.

M. Mauro compte avoir des discussions avec les gouvernements ontarien et canadien pour trouver des solutions.

Les précipitations aident les pompiers forestiers

Selon le ministère des Richesses naturelles et des Forêts, le feu Red Lake 39, près de Pikangikum, n'a pas grossi depuis mercredi en raison des récentes précipitations dans la région.

Il couvre une superficie de 50 775 hectares.

Le feu Red Lake 23, près de Keewaywin, n'a pas non plus beaucoup grossi en raison de l'important taux d'humidité.

Les pompiers continuent leur lutte pour bloquer l'avancée des deux incendies vers des zones habitées.

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Nord de l'Ontario

Feux de forêt