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Des représentants autochtones formés sur les énergies vertes à Gaspé

Plusieurs éoliennes dans une vallée

La formation qui s'est tenue à Gaspé a notamment porté sur l'énergie solaire et éolienne.

Photo : Getty Images / Orlando Sierra

Isabelle Larose

Cinquante représentants de communautés autochtones se sont rassemblés à Gaspé dans le but d’en apprendre davantage sur les énergies vertes et ainsi réduire l'empreinte écologique sur leur territoire.

C'est l'Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador qui a organisé cette formation de trois jours à Gaspé, dans le but de faire connaître les sources d'énergie renouvelables accessibles et les façons de faire.

L'Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador existe depuis l'an 2000 et vise à établir un meilleur équilibre entre le territoire, l'exploitation et le respect des ressources naturelles et de l'environnement.

La mise en place de microréseaux a été au cœur des discussions. Il s’agit de réseaux électriques de petite taille pouvant fonctionner indépendamment du réseau électrique principal.

Les microréseaux peuvent permettre de stocker l'énergie produite en couplant, par exemple, un système au diesel avec des éoliennes ou des panneaux solaires.

Des liens d'affaires potentiels

La cinquantaine de participants a aussi pu visiter les installations de recherche du centre de recherche en énergie renouvelable Nergica à Rivière-au-Renard, où un microréseau est en place.

Pour Nergica, ce rassemblement représentait aussi une occasion d'établir d'éventuels partenariats avec des communautés isolées qui recherchent à la fois des sources d'énergie plus fiables et plus écologiques.

Plusieurs éoliennes sont installées sur un terrain près des arbres.

Nergica exploite un site de recherche à Rivière-au-Renard où on retrouve cinq éoliennes et deux mâts de mesures atmosphériques.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Certaines communautés sont isolées du réseau électrique d'Hydro-Québec, explique le directeur du développement des affaires chez Nergica, Matthew Wadham-Gagnon. Elles dépendent vraiment de génératrices au diesel. Dans d'autres cas, ce sont des collectivités qui sont au bout des lignes d'Hydro-Québec, donc elles vivent des pannes.

Les communautés autochtones souhaitent diminuer leur dépendance aux énergies qui émettent des gaz à effet de serre.

Matthew Wadham-Gagnon, directeur du développement des affaires chez Nergica

Selon le directeur général de l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador, Michaël Ross, les communautés sont très intéressées par l’énergie solaire.

Les communautés, affirme M. Ross, regardent plus vers le solaire, soit pour des projets d'érablières, soit des projets de campement sur le territoire, soit des projets de sites culturels. Donc, on parle de petits projets à l’échelle communautaire.

Michaël Ross pose devant un panneau

Le directeur général de l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador, Michaël Ross.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Au total, 19 Premières Nations étaient représentées lors de ces trois journées de formation qui se sont tenues sur le site de la Nation micmaque de Gespeg.

Avec les informations de Martin Toulgoat

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Énergies renouvelables