•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Prix de l'essence : l'immobilier a un effet sans tout expliquer en C.-B., dit un rapport

Une pompe à essence

Le prix de l'essence en Colombie-Britannique a grimpé en flèche par rapport au reste du pays au printemps dernier.

Photo : Tina Lovgreen/CBC

Radio-Canada

Le prix de l’essence en Colombie-Britannique a augmenté en même temps que les coûts fonciers et les frais de cartes de crédit, mais cela n’explique pas entièrement pourquoi ils sont plus élevés que dans le reste de l’Ouest canadien, dit un nouveau rapport.

La Commission des services publics de la Colombie-Britannique supervise une enquête publique sur les prix astronomiques de l'essence dans la province et a publié le rapport, rédigé par Deetken Group, mercredi.

Selon le rapport en question, les marges de détail à Vancouver, soit la différence entre le prix de gros et le prix de détail, sont fortement liées aux valeurs des propriétés de la région.

Il ajoute que les frais de traitement des cartes de crédit comptent pour un certain pourcentage de la transaction qui s’additionne au total. Cela veut dire que les frais à Vancouver, où l’essence est déjà très chère, sont encore plus élevés.

Un panneau de prix d'essence indiquant 172,9 $.

Le prix de l'essence a atteint 1,729 $ le litre dans cette station-service de Vancouver, le 23 avril 2019.

Photo : Radio-Canada / Gian-Paolo Mendoza

Le rapport indique que l’augmentation des coûts liés à la valeur foncière et les frais de traitement des cartes sont presque entièrement responsables de la différence de prix entre Vancouver et d’autres régions semblables jusqu’à la fin de l’année 2018.

Cependant, même ces deux facteurs n’expliquent pas une marge de détail de 1,4 cent par litre ni pourquoi les prix de gros sont beaucoup plus élevés dans les villes britanno-colombiennes que dans d’autres provinces.

Deetken Group a comparé les prix de gros à Vancouver, à Kamloops, à Edmonton et à Seattle. Une différence d’environ 5 cents par litre entre Vancouver et Edmonton reste inexpliquée, selon le rapport.

Le premier ministre John Horgan a ordonné l’enquête publique en mai, quand le prix d’un litre d’essence a dépassé 1,70 $.

Il soutenait à l’époque que l’augmentation des prix d’essence et du diesel était « inquiétante », que l'écart se creusait par rapport au reste du Canada et que « les Britanno-colombiens méritent des réponses ».

Des audiences débutent la semaine prochaine, et un comité pourra interroger des représentants de l’industrie, dont les fournisseurs d’essence et de diesel.

Avec les informations de La Presse canadienne

Colombie-Britannique et Yukon

Industrie pétrolière