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Un nouveau centre offre son aide aux travailleuses du sexe à Moncton

Une femme sur un trottoir parle à un automobiliste assis dans sa voiture.

Un nouveau centre à Moncton offre plusieurs services aux travailleuses du sexe de la région.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il s'agit d'une première pour Moncton. Les travailleuses du sexe ont maintenant un endroit où se réfugier. Le Sanctuaire est un endroit où elles peuvent se sentir en sécurité le temps d'une douche ou d'un repas.

Le centre est ouvert depuis quelques mois. Ses responsables croient qu'il est nécessaire dans la région

On est ici juste pour offrir du support. Si elles veulent nous parler, on va les écouter, on va les conseiller si c'est ce qu'elles veulent. Quand elles se présentent, habituellement elles viennent pour prendre une bouffe ou du repos et même une douche, explique une employée au Sanctuaire, Julie Cormier.

Une dame qui marche dans un corridor avec des produits hygiéniques.

Julie Cormier, employée au Sanctuaire.

Photo : Radio-Canada / Pierre Richard

En fait, le coin le plus populaire du nouveau centre est une salle de bain dans laquelle on trouve une douche, des serviettes propres, du savon et même du déodorant.

Celles qui vivent de la rue profitent de l'endroit aussi pour s'organiser. Elles se servent par exemple d'un babillard pour créer une liste des mauvais clients: les mauvais payeurs et les dangereux.

Un lit au fond d'une chambre dans un décor détendu.

Le centre offre des endroits où se reposer pour les travailleuses du sexe.

Photo : Radio-Canada / Pierre Richard

Un peu moins de cinq personnes fréquentent le centre par jour. Il n'est ouvert que du dimanche au jeudi de 16 h à 19 h pour le moment.

C'est sûr que le besoin est là. Je crois que ce n'est pas tout le monde que le sait.

Julie Cormier, employée au Sanctuaire

L'endroit est aussi un centre de prévention. On y offre de l'information et des seringues propres aux clientes qui en auraient besoin.

Il y a souvent des aiguilles qui sont trouvées dans les rues. Alors, nous leur fournissons des aiguilles propres et un endroit pour les mettre à la poubelle, a indiqué Mme Cormier.

Des seringues emballées dans du plastique.

Le Sanctuaire offre des seringues propres aux travailleuses du sexe qui en auraient besoin.

Photo : Radio-Canada / Pierre Richard

Le Sanctuaire travaille de près avec des chercheuses de l'Université de Moncton afin d'améliorer potentiellement les services. Madeline Lamboley, professeure de criminologie à l'Université de Moncton, est l'une de celles qui s'intéressent au sujet des travailleuses du sexe francophone.

Je pense que c'est une excellente initiative. C'est clair que ça répond à un besoin dans la région. Ça répond à des besoins qui sont exprimés par des femmes également que nous avons eu l'occasion de rencontrer. C'est une bonne première avenue. J'espère que cette initiative-là vient d'organismes communautaires qui se sont alliés pour faire mettre en place ce centre. Moi, ce que j'espère, c'est qu'il y ait une réelle volonté politique, souligne Mme Lamboley.

Une femme discute devant une caméra.

Madeline Lamboley, professeure de criminologie à l'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Les chercheuses veulent comprendre les besoins des femmes francophones qui vivent du travail du sexe et savoir si elles ont accès aux mêmes services que les anglophones.

Entre-temps, la gestionnaire du centre, Julie Cormier, croit que ses quelques clientes apprécient les services offerts.

Moi, je crois que les travailleuses aiment le fait qu'elles peuvent venir ici et savoir qu'elles ont accès au téléphone si elles veulent parler à quelqu’un ou qu'elles peuvent manger et se laver, a conclu Mme Cormier.

L'établissement compte embaucher de nouveaux employés afin d'améliorer les heures d'ouverture.

D'après un reportage de Wildinette Paul

Nouveau-Brunswick

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