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La créativité féconde du Fransaskois Alasdair Rees, lauréat de poésie

Alasdair Rees assis dans son salon. Il porte un chapeau et on voit des plantes derrière lui.

Alasdair Rees dans son salon à Saskatoon

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Nicole Lavergne-Smith

En quelques lignes de poésie, il peut éveiller chez son public toute une gamme d’émotions. Il ne craint pas non plus de faire réagir une foule grâce à son audace.

Le Fransaskois Alasdair Rees est le tout 1er lauréat dans la catégorie "Jeune poète" de la Guilde des écrivains de la Saskatchewan.

La poésie, cette forme d’art dont le but est d’évoquer, est en pleine résurgence, selon lui.

J’arrive chez Alasdair Rees en après-midi. C’est beau chez lui.

Calme et inspirant. 

On pourrait croire que l’odeur de plusieurs huiles essentielles est dans chaque objet, chaque plante (et il y a beaucoup de plantes) qui sont placés de façon réfléchie, intentionnelle. 

Cet endroit est un catalyseur de créativité.

Alasdair Rees, assis en tailleur, sur son divan dans son salon.

Alasdair Rees sur son divan à Saskatoon

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Je crée un peu partout, dit-il, agenouillé sur un tapis dans son salon.

J’aime avoir un espace qui reflète mon esprit enfantin. Alors je décore la maison avec beaucoup de couleur, beaucoup de plantes, beaucoup de petits objets qui scintillent parce que c’est ce qui me stimule à créer. Je crée beaucoup en déambulant à travers la maison.

Alasdair écrit et lit dans différentes salles de l’étage principal de la maison qu’il loue avec son conjoint dans le quartier Riversdale, à Saskatoon. 

Alasdair Rees est né à Edmonton, a grandi en Ontario et a déménagé à Saskatoon quand il était à l'école secondaire. 

Alasdair a le bras autour de l'épaule de sa mère.

Alasdair Rees avec sa mère, Theresa Rees, à la soirée de poésie du lieutenant gouverneur de la Saskatchewan où il a été inauguré comme jeune poète lauréat.

Photo : Alasdair Rees

Alasdair Rees a des piles de calepins remplis de poèmes qu’il a écrit quand il avait 12 ou 13 ans.

C’est cet instinct qui l’a mené à devenir le tout premier jeune poète lauréat. La Saskatchewan est la première province au Canada avec un tel ambassadeur.

C’est incroyable d’avoir un poste comme ça dans la province parce que souvent les jeunes écrivains qui sont minoritaires ou qui travaillent dans une langue minoritaire se sentent un peu effacés de la culture littéraire dominante.

Alasdair écrit en français et en anglais. Le bilinguisme et le plurilinguisme éclatent notre compréhension du monde et ça nous donne un point de départ pour comprendre que chaque système de mot est un peu imparfait.

Alasdair croit que cette passion pour l’écriture est née, quelque part, de son bilinguisme.

Alasdair devant une foule  lors d'une fête de poésie à Montréal

Alasdair dans une lecture intime à Montréal

Photo : Alasdair Rees

Une journée typique pour Alasdair 

  • Alasdair aime se réveiller vers 8 h-8 h 30 le matin
  • Il prend un café et plonge peu à peu au coeur de ses émotions, en se perdant dans l’écriture.

  • L’après-midi, il prend du temps pour apprécier la nature, visiter des amis et se ressourcer. J’ai lu une fois qu’être auteur c’est comme remplir une tasse. Il faut remplir la tasse pour le verser. 
  • Après un bon repas en début de soirée il révise et termine ses écrits du jour.
  • Il aime souvent terminer la journée avec de la lecture.

Il voit l’écriture comme une facon de communiquer à travers le temps. Souvent je me tourne à la littérature dans les temps de souffrance de douleur émotive et physique. En y trouvant une expérience qui ressemble à la mienne, ça soulage ma douleur un peu.

Un poème écrit par Alasdair ReesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un poème écrit par Alasdair Rees

Photo : Alasdair Rees

Un poème écrit par Alasdair ReesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

dents de sagesse, Alasdair Rees

Photo : Alasdair Rees

En plus de son rôle à la Guilde des écrivains de la Saskatchewan, Alasdair est étudiant à la maitrise en littérature française à l’Université de la Saskatchewan. 

Il est également chargé de cours en français et en étude culturelle. Le rêve, c’est de me perfectionner assez pour que quand je finis ma maitrise je puisse écrire à temps plein. Je ne sais pas si ça va être la réalité.

Aucun doute, l’écriture occupera toujours une grande place dans sa vie.

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