•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le projet d'agrandissement du Château Laurier ira de l'avant

L'annexe au Château Laurier, vue de la Cité Parlementaire

L'annexe au Château Laurier, vue de la colline du Parlement (archives).

Photo : Ville d'Ottawa

Radio-Canada

La motion proposée par le conseiller Mathieu Fleury ne sera pas reconsidérée. Les conseillers ont voté contre cette proposition lors d’une brève séance extraordinaire jeudi, au lendemain de débats houleux concernant le projet d'agrandissement du Château Laurier.

La motion du conseiller de Rideau-Vanier, M. Fleury, visait à retirer le permis patrimonial accordé l’an dernier pour la nouvelle portion du Château Laurier.

Mercredi, les membres du conseil avaient rejeté cette motion, mais la conseillère du quartier Gloucester-Southgate, Diane Deans, avait proposé que la motion de M. Fleury soit reconsidérée.

Après un bref plaidoyer de quelques conseillers en faveur de la reconsidération jeudi, les élus sont passés au vote. La reconsidération a été rejetée par 13 voix – dont celle du maire Jim Watson – contre 10. Dans la salle du conseil, la foule a exprimé son mécontentement en scandant : « Shame! (C'est honteux.) »

Parmi les conseillers ayant voté contre figurent Tim Tierney, Keith Egli, Glen Gower, George Darouze, Jan Harder, Eli El-Chantiry, Matthew Luloff, Laura Dudas, Jenna Sudds, Jean Cloutier, Allan Hubley et Scott Moffatt.

La motion du conseiller Fleury ne sera donc pas débattue davantage, et le projet d'agrandissement du Château Laurier pourra aller de l'avant.

M. Fleury a indiqué qu'il travaillerait avec le groupe Les Ami.e.s du Château Laurier et Patrimoine canadien pour établir une stratégie.

Je n’aime pas le fait que certains élus ont arrêté cette discussion-là. [...] On a une responsabilité face à nos communautés. [...] C’est un manque de respect pour l’entité du conseil, a-t-il ajouté en entrevue, à l'issue de la séance extraordinaire.

L'une des membres du groupe Les Ami.e.s du Château Laurier, Maureen McTeer, s'est dite déçue et a fait valoir qu'il y avait toujours quelques options légales pour contester la décision.

De son côté, la ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a indiqué que l'on pouvait faire mieux.

Interrogée sur l'issue du vote, elle a souligné les efforts des architectes de Larco Investments pour proposer de nouveaux plans, mais a ajouté que la situation requiert désormais une approche fondée sur le gros bon sens pour offrir aux citoyens un plan qui les rendra fiers pour les 100 prochaines années.

Jim Watson devant les médias.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, en mêlée de presse.

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Le greffier Rick O’Connor a expliqué qu’il aurait fallu 13 votes pour que la reconsidération passe. Il a également ajouté qu’il s’agissait d’une décision finale qui ne pourrait être contestée.

La dernière reconsidération remonte à 2009, selon le maire Jim Watson. Le magistrat a indiqué, en point de presse, qu'il était temps de passer à autre chose.

Sur Twitter, la conseillère Diane Deans a qualifié le vote d'horriblement décevant, mais prévisible. Elle a aussi déploré que le conseil n’ait pas eu suffisamment de temps pour réfléchir. Elle aurait préféré que ce sujet soit débattu à nouveau au prochain conseil municipal du 28 août.

Enfin, la Commission de la capitale nationale (CCN) a réagi en fin d'après-midi au vote du conseil, précisant que bien qu’en vertu de la Loi sur la Capitale nationale [elle n'avait] pas d’autorité légale quant au design de l’agrandissement du Château Laurier, [elle s'engageait] à faire en sorte que les éléments du projet relevant de l’autorité de la CCN soient exécutés conformément aux normes d’excellence les plus élevées.

Elle entend aussi inciter le promoteur à être ouvert à la recherche de solutions et d’approches tenant compte du cadre historique du Château Laurier.

Avec les informations de Joanne Chianello de CBC

Ottawa-Gatineau

Politique municipale