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Dossier Bellemarre : le ministère de la Sécurité publique enquêtera

Un homme sourit à la caméra devant une salle du palais de justice de La Sarre.

René Bellemarre est inscrit à vie dans registre des délinquants sexuels.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Jean-Marc Belzile
Lise Millette

Une enquête interne a été déclenchée par le ministère de la Sécurité publique relativement aux travaux communautaires effectués par l'ex-entraîneur d'haltérophilie René Bellemarre.

Radio-Canada a appris mercredi que celui dont le nom est inscrit à vie dans le registre des délinquants sexuels avait effectué 125 heures de travaux communautaires à l'endroit même où il s'était livré à des attouchements sexuels sur une mineure.

Par courriel, la direction des communications au ministère de la Sécurité publique a affirmé que le choix de l'endroit pour le service communautaire de M. Bellemarre n'apparaît pas conforme aux règles des services correctionnels applicables au suivi dans la communauté.

L'enquête interne qui s'amorce devrait permettre de comprendre l'enchaînement des événements qui ont mené à ces travaux communautaires, réalisés en présence de jeunes athlètes.

Le ministère a aussi précisé que des correctifs seront apportés afin que de telles situations ne puissent se reproduire dans l'avenir.

En avril, René Bellemarre avait écopé d'une peine de 30 jours de prison à purger dans la collectivité pour attouchements sexuels sur une athlète d'âge mineur.

L'attachée de presse de la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault a également fait savoir que la ministre juge cette situation tout à fait inacceptable.

La ministre se réjouit d'ailleurs qu'une enquête interne soit ouverte.

Selon elle, il faut s'assurer que de telles situations ne surviennent plus.

Sport'Aide

Le directeur général de Sport'Aide, Sylvain Croteau, s'explique aussi bien mal comment le club d'haltérophilie de La Sarre a pu accepter cette situation.

Les responsables d'une organisation sportive, ils ont une imputabilité qui est liée aux décisions qu'ils prennent, et forcément, dans une situation comme celle-là, il y a certainement des choses à revoir, réagit-il.

Abitibi–Témiscamingue

Haltérophilie