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3e lien : Gilles Lehouillier se réfère à un pont en Normandie

Vue du pont à partir de la route.

Le pont de Normandie enjambe l'estuaire de la Seine.

Photo : Getty Images / Charly Triballeau

Stéphanie Filion

Le maire Lehouillier fait un parallèle avec le pont de Normandie, en France, pour justifier la pertinence d’un 3e lien entre Québec et Lévis. Il invitera d’ailleurs un expert français qui a travaillé sur l’infrastructure à venir soumettre ses constats au Québec.

Le maire de Lévis, qui revient d’une mission économique dans le nord de la France, souhaite démontrer que les impacts d'un 3e lien entre Québec et Lévis seraient similaires à ceux du pont construit sur la Seine, au Havre, en 1995.

Le pont de Normandie est situé à 15 kilomètres d'un autre pont français. Un peu à l'image du futur tunnel Québec-Lévis par rapport au pont Pierre-Laporte.

Réduire la congestion

La construction de ce pont a permis un meilleur équilibre des déplacements et réduit la congestion sur le lien principal, tout en facilitant la circulation de transit provenant de l’extérieur de la région.

« À la lumière de l'expérience observée dans la région du Havre, il est erroné d'affirmer que la présence d'un nouveau lien Québec-Lévis va favoriser uniquement la Rive-Sud et les besoins locaux. C'est complètement faux », estime Gilles Lehouillier.

Les véhicules qui circulent sur le pont de Normandie proviennent de la Belgique, de l’Allemagne et des régions avoisinantes, et non seulement des deux rives qu'il dessert, plaide le maire de Lévis.

Son achalandage a par ailleurs plus que triplé en une vingtaine d'années, passant de 2,3 millions de véhicules annuellement à 7,7 millions, ajoute-t-il.

Ainsi, le maire estime que les données de la dernière enquête Origine-Destination, qui mesure les déplacements dans la grande région de Québec, ne sont pas représentatives de l'éventuel achalandage d'un 3e lien puisqu’elles ne tiennent pas compte du camionnage et des touristes, notamment.

« On ne peut pas utiliser l'enquête Origine-Destination pour dire: “Le pont va servir uniquement à 12 000 personnes”. On vient de vous démontrer totalement l'inverse », fait valoir Gilles Lehouillier.

Image du pont à haubans, vue de loin.

Le pont de Normandie relie Le Havre à Honfleur.

Photo : Getty Images / Charly Triballeau

« Formidable outil de développement économique »

Le maire de Lévis affirme que le pont de Normandie, comme le 3e lien, doit être vu comme « un formidable outil de développement économique ».

« Essayons de nous imaginer avec la croissance économique que connaît la région de Québec, avec la croissance économique que l'on voit dans le bout de Drummondville, Victoriaville, tout le pôle sud de Montréal; si on ne fait rien, l'ampleur de ce qui nous attend dans quelques années... surtout si le port de Québec prend encore plus d'expansion : avec l'arrivée des conteneurs, on va avoir plus de camionnage », plaide Gilles Lehouillier.

Selon les données avancées par Gilles Lehouillier, l’ouverture du pont de Normandie a permis de réduire de façon significative l’achalandage sur le pont déjà en place, qu'il compare au pont Laporte, qui est passé de 6 millions à 4,8 millions en 5 ans.

Gilles Lehouillier dit être en pourparlers avec un des experts ayant travaillé sur le pont de Normandie, qu'il veut inviter à venir présenter ses observations au Québec.

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