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Licenciements chez Bombardier : Unifor veut des propositions concrètes

Un gardien de sécurité devant une guérite.

L'entrée de l'usine de Bombardier à Thunder Bay.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le président national d’Unifor demande une réunion d'urgence afin d'élaborer un plan pour préserver les emplois de l'usine de Bombardier à Thunder Bay, dans le nord-ouest de l’Ontario. À l’émission Metro Morning de CBC, jeudi, Jerry Dias explique que plutôt que de se pointer du doigt, toutes les parties concernées devraient immédiatement s'asseoir à une même table pour discuter des solutions possibles.

Alors que Bombardier a confirmé, mercredi, le licenciement de la moitié des 1100 employés de son usine de Thunder Bay, Jerry Dias interpelle les différentes parties sur la nécessité d'arriver à un compromis avant le 4 novembre, date à laquelle les licenciements prendront effet.

Si certaines mises à pied sont inévitables, le président d'Unifor souhaite toutefois que des précisions soient apportées sur leur durée.

Il y aura des mises à pied en novembre, il n'y a pas d'autre solution, alors la question est de savoir pour combien de temps? Les gens seront-ils mis à pied pendant 4 mois, 6 mois, 1 an, 18 mois, 2 ans ? Si des gens sont mis à pied pour une période prolongée, ils vont quitter la collectivité et trouver des emplois dans différentes industries, a averti le chef du syndicat.

Guerre de mots entre Ottawa et la province

La ministre fédérale Patty Hajdu montre du doigt le gouvernement Ford.

Dans un communiqué, elle déclare que le premier ministre a fait des promesses vides à propos de projets qui auraient donné aux travailleurs plus de choses à construire et qui auraient permis de prévenir ces 550 licenciements.

Doug Ford riposte toutefois en affirmant que la province a un plan de 28,5 milliards de dollars pour l'expansion du transport en commun, mais qu'Ottawa n'a pris aucun engagement financier pour appuyer ce travail. De plus, M. Ford indique qu'il avait avancé un contrat d'environ 130 millions de dollars pour des trains de GO Transit afin d'aider à maintenir l'usine ouverte.

Je n'ai rien vu de la part du gouvernement fédéral, déclare M. Ford. "Où est leur argent ? Ils n'ont absolument rien fait pour aider ces gens à Thunder Bay. Nous avons un plan pour garder ces gens au travail.

Pas de temps à perdre

Étant donné que les licenciements se profilent à l'horizon, M. Dias estime qu'il est temps d'aller au-delà du jeu d'accusations.

Il y a beaucoup de reproches à faire partout. Nous soulevons la question auprès des deux ordres de gouvernement depuis plus d'un an, de sorte que le fait que l'annonce de 550 mises à pied soit un choc pour eux, je trouve cela incroyable, a-t-il dit.

Un homme parle, le regard tourné vers l'objectif de l'appareil photo.

Jerry Dias, président d'Unifor, en juillet 2018 à Queen's Park

Photo : La Presse canadienne / Mark Blinch

Le président d'Unifor soutient qu'il est possible de trouver de vraies solutions si tout le monde arrive à se rencontrer autour de la table pour discuter.

Je n'arrive pas à croire qu'on parle du plus important employeur de Thunder Bay et qu'on ne parvient pas à convaincre les gouvernements fédéral et provincial, l'entreprise et moi de nous rencontrer pour dire : "OK, qu'en est-il au juste?"

Jerry Dias

M. Dias pense que le plan de construction d'infrastructures de transport en commun dans la grande région de Toronto pourrait sauver l'usine.

Nous savons que la CTT a besoin de 60 véhicules légers sur rail. Avec l'annonce de 28,5 milliards de dollars pour l'infrastructure par le gouvernement de l'Ontario, on aura besoin de beaucoup de trains, ce qui donne plusieurs possibilités de sauver cette usine; mais il faut que tout le monde se parle, dit-il.

Avec les informations de CBC

Toronto

Politique provinciale