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Déclin démographique de plus en plus marqué dans l’Est-du-Québec d'ici 2041

Deux personnes marchent sur un quai, en direction d'un petit bateau.

La population de l'Est-du-Québec décline, mais vieillit également.

Photo : Getty Images / ablokhin

Djavan Habel-Thurton

Les trois régions de l’Est-du-Québec compteront moins d’habitants en 2041 qu’aujourd’hui, selon les prédictions de l’Institut de la statistique du Québec.

Le rapport Perspectives démographiques du Québec et des régions, 2016-2066 de l’Institut de la statistique du Québec présente des projections de déclin démographique dans l’Est-du-Québec encore plus important que l’édition précédente, parue il y a 5 ans.

On a révisé à la baisse, un peu comme toutes autres les régions du Québec, mais un peu plus fortement pour l'Est-du-Québec parce que le bilan migratoire interrégional, la migration internet, n'a pas été excessivement favorable, surtout pour la Côte-Nord, explique Frédéric Fleury-Payeur, démographe à l'Institut de la statistique du Québec.

Des 17 régions administratives du Québec, c’est la Côte-Nord qui devrait connaître le plus fort déclin démographique des prochaines décennies.

L’Institut de la statistique du Québec estime que la région perdra 15 % de sa population d’ici 2041.

La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et le Bas-Saint-Laurent devraient également connaître un déclin démographique, respectivement de 9 % et de 6 % dans les 22 prochaines années.

Avec le Saguenay-Lac-Saint-Jean, les trois régions de l’Est-du-Québec sont les seules qui devraient connaître un déclin démographique d’ici 2041.

Ce déclin est propre à l'Est-du-Québec. À l'échelle de la province, la population totale devrait augmenter et passer de 8,4 millions de personnes aujourd’hui à 9 millions d'habitants en 2030 et près de 10 millions en 2066.

La Côte-Nord connaît l'un des indices de fécondité projetés les plus élevés du Québec, avec 1,84 enfant par femme à partir de 2021.

C'est donc principalement le bilan migratoire interrégionale qui explique les projections de baisse de population dans la région, M. Fleury-Payeur.

Le Bas-Saint-Laurent, avec un indice de 1,71, dépasse également la moyenne québécoise, prévue à 1,60 enfant par femme. En Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine il est plus faible, à 1,59.

Malgré tout, la fécondité reste en dessous de 2. Pour renouveler naturellement la population, il faut qu'un couple de deux personnes aient deux enfants , explique Frédéric Fleury-Payeur. Pour l'ensemble du Québec, la fécondité qu'on projette à 1,6 est compensée par l'immigration, qui fait que les générations vont se renouveler. Mais probablement pas dans les régions de l'Est-du-Québec si la tendance se maintient.

Population vieillissante

En 2016, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et le Bas-Saint-Laurent étaient déjà les deux régions comportant la plus forte proportion de personnes de 65 ans et plus, respectivement 24,7 % et 23,4 %.

Cette tendance ne devrait que s’exacerber d’ici 2041.

L’Institut de la statistique du Québec estime qu’en 2041, 38,5 % de la population gaspésienne et madelinienne aura 65 ans et plus, de même que 35,4 % de la population bas-laurentienne.

Cette augmentation généralisée du pourcentage de la population âgée coïncide avec un déclin marqué de la population dont l'âge varie de 20 à 64 ans.

Côte-Nord

Démographie