•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pallister et Legault ne s’entendent pas à propos de la loi sur la laïcité

Un homme montant les marches d'un escalier, vu en contre-plongée.

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, grimpe les marches d'un escalier après avoir parlé aux journalistes lors du Conseil de la fédération, qui réunit les premiers ministres des provinces et territoires à Saskatoon jusqu'à jeudi.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Après avoir discuté de la loi sur la laïcité avec François Legault, le premier ministre Brian Pallister réaffirme son opposition à cette loi. Il précise toutefois que le désaccord est également un droit.

« Le premier ministre Legault et moi avons le droit de ne pas être d’accord quant à la loi sur la laïcité. Je respecte sa décision. Le Manitoba est une province qui célèbre sa diversité tout comme le Canada », explique M. Pallister.

Selon le ministre Legault, le plus important est que la discussion se soit faite dans le respect et la courtoisie. « Nous sommes restés chacun sur nos positions », précise-t-il.

Les deux premiers ministres assistaient à une réunion annuelle des dirigeants provinciaux et territoriaux à Saskatoon.

Divergences annoncées

M. Pallister avait qualifié la loi québécoise de dangereuse et de contraire aux valeurs canadiennes, ajoutant qu'elle peut être potentiellement oppressive.

La loi québécoise interdit aux enseignants, aux juges, aux policiers et aux fonctionnaires occupant des postes d’autorité de porter des symboles religieux ostentatoires, afin d’assurer le caractère laïque de l’État québécois.

Les détracteurs affirment que cette loi cible injustement les musulmans, les sikhs et les autres minorités religieuses.

Brian Pallister avait aussi soutenu que la loi québécoise cible des gens en se basant sur leur apparence, ajoutant qu’il sait comment on peut se sentir dans une telle situation.

« Je faisais 6 pieds 3 pouces en septième année, dans une petite école, alors vous pouvez deviner comment ça se passait dans la cour! » s'était-il exclamé.

Je sais ce que ça fait d’être harcelé parce qu’on est différent. Je n’aime pas ça. Je n’aimais pas ça à l’époque. Pourquoi j’aimerais ça en tant qu’adulte?

Brian Pallister, premier ministre du Manitoba

En réponse aux propos de Brian Pallister, M. Legault avait dit croire que les enjeux entourant cette loi devraient être entre les mains des Québécois et de leur gouvernement provincial et que M. Pallister avait droit à son opinion.

Manitoba

Politique fédérale