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La White Birch forcée de démanteler ses réservoirs de mazout

Un réservoir de mazout démantelé.

Les imposants réservoirs qui contenaient du mazout sont en cours de démantèlement cet été.

Photo : Radio-Canada

David Rémillard

Papiers White Birch cherche depuis des années à vendre son terrain de 50 000 mètres carrés situé aux abords du domaine de Maizerets, ainsi que les trois réservoirs qui s'y trouvent. Après 10 ans d'inactivité, la Régie du bâtiment a cependant exigé la démolition de ces derniers.

Un entrepreneur embauché par Papiers White Birch s'affaire ces jours-ci à démanteler les trois imposants réservoirs longés par le boulevard Montmorency, aux limites du secteur industriel, à l'est du Vieux-Limoilou.

Ça devait faire une dizaine d'années que les structures n'étaient plus utiles, explique Charles-Étienne Pelletier, directeur des ressources humaines chez Papiers White Birch.

Normalement, après deux ans d'inactivité, la Loi sur le bâtiment exige l'enlèvement des infrastructures pétrolières. La White Birch a obtenu des sursis pendant huit ans. On est rendu au bout de la période d'exemption, confirme M. Pelletier.

Comme l'exige aussi la loi, les tonnes de mazout qui y étaient stockées pour chauffer l'usine avaient été pompées il y a déjà quelques années, et la tuyauterie avait été enlevée.

M. Pelletier indique que des pourparlers ont eu lieu par le passé pour vendre les terrains avec les réservoirs, mais que rien ne s'est concrétisé.

Selon Sylvain Lamothe, porte-parole de la Régie du bâtiment, Papiers White Birch a obtenu au moins deux sursis pour le démantèlement des réservoirs pouvant contenir 150 000 barils chacun.

Il y a eu des demandes d'autorisation de reporter le démantèlement, car il y avait des projets en négociation qui auraient permis la remise en service des installations. C'est ce que la Régie a accepté au fil des années, explique-t-il.

La dernière entente entre l'entreprise et la Régie obligeait cependant la direction à procéder à l'enlèvement des structures au plus tard le 31 mars 2019. Le 1er avril, un avis de correction a été envoyé par la Régie. Papiers White Birch a maintenant jusqu'au 15 août pour se conformer à l'entente.

M. Lamothe a précisé que jamais l'entreprise n'a été en infraction.

Opportunité pour la Ville

Une fois les réservoirs disparus, le terrain qu'ils occupaient et qui fait partie de l'immense lot de plus de 500 000 mètres carrés appartenant aux propriétaires de l'usine, pourra être utilisé à d'autres fins.

Cette opportunité arrive à point nommé pour la Ville de Québec, qui présentait plus tôt cette année son projet de zone d'innovation dans ce secteur industriel.

Le terrain en question figurait parmi les lieux désaffectés à requalifier pour attirer des entreprises technologiques.

La Ville de Québec et la White Birch confirment qu'elles ont actuellement des discussions à propos du terrain.

Charles-Étienne Pelletier, de Papiers White Birch, précise toutefois que tout est sur la table et que l'entreprise examinera toutes les offres qui lui seront soumises.

La Ville de Québec dispose d'un budget de 50 millions de dollars pour le développement de son projet Littoral Est. L'argent pourra notamment servir à la décontamination des terrains.

La Ville a jusqu'en septembre pour développer son plan.

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