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Vision d'avenir de la forêt : la plus importante rencontre internationale à Québec

Radio-Canada

4000 congressistes discuteront de la forêt de demain, lors du douzième Congrès forestier mondial, organisé par l'agence des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Le Congrès forestier mondial, qui réunit des acteurs du secteur forestier en provenance de 140 pays à tous les six ans, se déroule pour la première fois au Canada.

Les chercheurs estiment que la superficie disponible par habitant pourrait diminuer de 25 % en raison que la croissance démographique et du rythme actuel du déboisement. Une catastrophe lorsque l'on sait que la survie de 25 % de la population mondiale est, à divers degrés, tributaires des ressources forestières.

L'urgence pour les experts mondiaux est donc de faire le point sur la conservation et la mise en valeur des forêts. Expert mondialement reconnu dans le domaine de la gestion et de l'aménagement de projets forestiers, le secrétaire général du congrès, Jean-Louis Kérouac, affirme qu'il s'agit d'un énorme défi.

« Va falloir, un jour, arriver à dire que notre couche forestière ne diminuera plus, mais qu'elle va augmenter à partir d'une certaine date. Alors, des réunions comme celle-là vont être utiles! », fait valoir le secrétaire général du douzième Congrès forestier mondial.

Participation des régions

Aux prises avec la crise du bois d'oeuvre et la diminution des quotas forestiers, les régions comme celle de l'Est-du-Québec sont aux premières loges de ce débat entre survie des communautés forestières et préservation des écosystèmes.

Le thème retenu, celui de La forêt, source de vie, correspond particulièrement bien aux préoccupations de la première industrie du Bas-Saint-Laurent. Des gens de l'industrie, du monde municipal, les spécialistes forestiers, des groupes environnementaux du Bas-saint-Laurent participeront aux discussions.

Richard Savard, responsable des dossiers forestiers au Conseil régional de concertation et de développement (CRCD) du Bas-Saint-Laurent, estime que malgré l'ampleur du congrès, il est tout de même possible de dégager certains consensus. « Que les pays du monde dégagent une vision d'avenir, c'est-à-dire un projet porteur pour les forêts, les forêts de la planète. Ça c'est très gros, mais ce n'est pas toujours applicable dans la vie de tous les jours », soutient Richard Savard.

Outre le congrès, 115 événements spéciaux et une exposition de 150 organismes et entreprises auront lieu en périphérie du congrès, ce qui devrait favoriser le choc des idées. « Une rencontre de cette envergure est une façon de partager nos préoccupations et souvent d'en arriver à des solutions », ajoute M.Savard du CRCD du Bas-Saint-Laurent.

Contestation

Reste à voir quelle sera la position des dirigeants des grandes compagnies de pâtes et papiers du monde, qui devront choisir entre le profit à court terme, ou le maintien de leur industrie à long terme.

Lors de l'ouverture du congrès, dimanche, des écologistes ont manifesté contre cet événement qu'ils considèrent comme une opération de relations publiques pour les grandes compagnies forestières.

Le mouvement Greenpeace prévoyait tenir, lundi, une manifestation théâtrale à l'extérieur du Centre des congrès de Québec.

Autochtones

Issus des cinq continents, les participants viennent de tous les milieux, mais sont à plus de 50 % des gens issus des administrations publiques et parapubliques.

Parmi les représentants des ONG et des communautés, qui constituent 14 % de l'ensemble des participants, on trouve des étudiants et des représentants de 32 communautés autochtones de partout dans le monde. Ces derniers présentaient dimanche une déclaration commune sur la vision et démarche en matière de gestion forestière.

Selon le chef régional de l'Assemblée des premières nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, il faut s'assurer que les autochtones ont voix au chapitre. Le congrès, qui a débuté dimanche, prendra fin le 28 septembre prochain.