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Le Québec ne peut pas refuser un oléoduc sur son territoire, selon Jason Kenney

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, estime que le Québec ne peut pas refuser un oléoduc sur son territoire et que le gouvernement fédéral devrait intervenir et concrétiser le projet Énergie Est.

En conférence de presse au Conseil de la fédération, qui se tient à Saskatoon jusqu'à jeudi, le premier ministre de l'Alberta a soutenu que les oléoducs interprovinciaux relèvent de la responsabilité réglementaire fédérale.

Partant de ce principe, M. Kenney considère qu’il importe peu que le Québec s’oppose à l’idée d’un oléoduc dans le cadre du projet Énergie Est.

Il estime que le premier ministre du Québec, François Legault, a tort à propos de l’oléoduc. Il souligne que le Québec bénéficie de l’industrie pétrolière.

Le Québec reçoit environ 13 milliards de dollars par an en paiements de péréquation, et la quasi-totalité provient de l'Alberta, a affirmé M. Kenney.

Si vous voulez bénéficier des ressources qui paient les factures dans la fédération, aidez-nous à les développer et à en obtenir un juste prix, a-t-il ajouté.

Pour M. Kenney, Ottawa doit agir, quel que soit le parti qui remportera les élections fédérales en octobre.

Ce n'est pas une question partisane. Qu'il s'agisse du premier ministre [Justin] Trudeau ou du premier ministre [Andrew] Scheer ou n'importe quel autre premier ministre, je m'attendrais à ce qu'il transmette le message aux provinces, a-t-il conclu.

Legault allié dans la bataille contre la taxe fédérale sur le carbone

François Legault parle devant des micros.

Le premier ministre du Québec, François Legault, en point de presse lors du Conseil de la fédération le 10 juillet 2019.

Photo : Radio-Canada

Hormis la divergence sur la question de l’oléoduc, Québec s’allie avec plusieurs provinces dans l'opposition à la taxe fédérale sur le carbone.

En effet, le Québec s'est récemment joint à titre d'intervenant dans l'appel de la Saskatchewan à la Cour suprême du Canada, après que cette province eut perdu une contestation constitutionnelle de la taxe fédérale sur le carbone en Cour d'appel provinciale.

M. Legault a toutefois affirmé mercredi que la tarification du carbone au Québec était là pour de bon.

Comme vous le savez, au Québec, on a un prix sur le carbone, avec une bourse du carbone, donc on n'a pas l'intention de changer de position de ce côté-là, a réitéré M. Legault.

Le premier ministre a expliqué que le Québec se joignait à la lutte de la Saskatchewan dans le seul but de contester la compétence du gouvernement fédéral dans le domaine de l'environnement.

On pense que c'est chaque province qui décide comment elle organise son plan pour réduire les gaz à effet de serre.

François Legault, premier ministre du Québec

Les provinces s’entendent sur les immigrants économiques

Les premiers ministres se sont entendus, mercredi, pour demander au gouvernement fédéral d'accueillir au moins 65 % d'immigrants économiques.

Le Canada en reçoit environ 55 %, contre 45 % de réfugiés et de personnes issues du programme de réunification familiale.

Les 13 premiers ministres des provinces et territoires ont signé mercredi un texte dans lequel ils invitent Ottawa à assurer le traitement rapide et efficace des demandes provenant des candidats à l'immigration économique.

C'est ça que je voulais, s'est réjoui le premier ministre François Legault en fin de journée. J'ai eu l'accord de toutes les provinces!

S'il y a 65 % d'économiques, il est obligé d'avoir 35 % de réfugiés et de réunification familiale, a-t-il ajouté.

Cependant, les provinces ne s'entendent pas sur la façon d'arriver à la cible de 65 %.

Alors que le Québec veut augmenter la proportion d'immigrants économiques en faisant baisser la proportion de réfugiés, l'Ontario pour sa part prévoit une hausse dans toutes les catégories, selon Ivana Yelich, l’attachée de presse du premier ministre ontarien Doug Ford.

Le gouvernement Legault négocie en ce moment avec Ottawa au sujet des seuils d'immigration et des tests de français et de valeurs qu'il veut imposer aux nouveaux arrivants.

M. Legault croit que le front commun des provinces pour l'immigration économique va l'aider dans ses pourparlers avec Ottawa.

On a le support de toutes les provinces et les territoires pour appuyer un changement quand même important, on parle au Québec de passer de 58 % à 65 %, et dans le Canada de passer de 55 % à 65 %, et l'appui de provinces importantes, entre autres Doug Ford, Jason Kenney, donc des provinces qui comptent, a déclaré M. Legault en mêlée de presse.

Avec les informations de La Presse canadienne

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