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Justin Trudeau pris à partie lors de l’investiture de Steven Guilbeault

Les deux hommes, sur scène, mains jointes et levées, sont entourés de militants.

Justin Trudeau et son candidat dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie, Steven Guilbeault

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Radio-Canada

L’investiture de Steven Guilbeault comme candidat libéral dans Laurier-Sainte-Marie a été perturbée par des manifestants qui s’en sont pris au premier ministre Justin Trudeau.

Le chef du Parti libéral commençait à peine à présenter son candidat vedette lorsqu'une manifestante a brandi un panneau et a commencé à scander des slogans contre les oléoducs.

La foule d'environ 150 personnes s'est tue. La femme a demandé au premier ministre de respecter la souveraineté des peuples autochtones et d'arrêter l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain, que le fédéral a acheté pour 4,5 milliards de dollars.

Il y a des communautés autochtones qui souhaitent que ce projet aille de l'avant, a répondu Justin Trudeau.

Quand il a pris la parole, Steven Guilbeault a réitéré qu’il voulait aider le Parti libéral à faire plus et mieux dans la lutte contre les changements climatiques, répétant que le PLC avait fait beaucoup pour l’environnement dans les quatre dernières années, alors que les conservateurs avaient laissé un désert derrière eux en matière de législation environnementale.

Il a reconfirmé qu’il était contre le pipeline Trans Mountain, mais que c’était le seul exemple de décision prise par le gouvernement avec laquelle il était en désaccord. « À partir de maintenant, quand j’aurai des désaccords avec mon parti, j’en ferai part dans la chambre des joueurs avec les autres membres de l’équipe », a-t-il dit en reprenant l’expression sportive.

Il n’a pas tracé de ligne rouge qui le ferait quitter les rangs libéraux et a répété qu'il n'y avait pas eu de discussion avec le premier ministre sur la possibilité qu'il obtienne le poste de ministre de l'Environnement.

« Changer les choses de l'intérieur »

Steven Guilbeault, qui a aidé à fonder Équiterre en 1993, a rappelé qu'il avait fait des propositions pendant 25 ans et qu'il avait critiqué des politiques gouvernementales. Je pense qu'il est temps pour moi de passer à une autre étape et d'essayer de changer les choses à l'intérieur, a-t-il indiqué.

À l'extérieur du Lion d'or, où M. Trudeau a présenté M. Guilbeault, une poignée de manifestants ont brandi des pancartes dénonçant les libéraux et leur position sur les pipelines. Robert McBryde, un militant écologiste de 67 ans, a exprimé sa déception à l'égard du nouveau politicien.

Si vous soutenez quelque chose qui trahit tous vos principes, c'est inutile, a-t-il affirmé à propos de la position de M. Guilbeault sur les oléoducs.

Laurel Thompson, 73 ans, a dit croire que la candidature de M. Guilbeault était bonne pour lui et pour les libéraux, mais pas pour le mouvement écologiste.

Il pense qu'il va chuchoter à l'oreille de Trudeau, dit-elle. Mais ça ne va pas marcher.

De grandes attentes

La circonscription de Laurier-Sainte-Marie est néo-démocrate depuis 2011. Auparavant, elle était le bastion de l'ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe. En fait, il faut remonter à 1988 pour trouver le dernier député libéral à y avoir été élu : Jean-Claude Malépart.

Laurier-Sainte-Marie est importante pour les libéraux, qui ont dans leur ligne de mire les 15 sièges du NPD au Québec, dont l'obtention pourrait les aider à remporter les élections d'octobre.

Avec les informations de La Presse canadienne

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