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Trans Mountain doit prouver sa viabilité économique, dit un groupe écologiste à l’ONE

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Des tuyaux destinés à la construction du pipeline Trans Mountain entreposés sur un terrain à Mission en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Gagnon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’Office national de l’énergie (ONE) doit réviser la condition sur l’appui commercial du projet Trans Mountain, selon le groupe Living Ocean et l’analyste économique Robyn Allan. Ils estiment qu’au moment de la nouvelle approbation du projet d’agrandissement du pipeline Trans Mountain, l’ONE a utilisé des données économiques désuètes.

En vertu de la condition 57 concernant l’appui commercial pour le projet d’agrandissement du pipeline, Trans Mountain doit déposer auprès de l’Office, au moins 3 mois avant le début de la construction, un avis d’un dirigeant de la société confirmant que les ententes ou contrats avec les expéditeurs [...] en vigueur pour le projet ont été confirmés pour une durée minimale de 15 ans et pour au moins 60 % de la capacité totale. Cette capacité s’élève à 890 000 barils par jour.

L’ONE a demandé au public si, malgré la nouvelle approbation du projet en juin 2019, certaines conditions devaient être revues.

Living Ocean, qui fait partie d’une contestation judiciaire du projet déposée plus tôt cette semaine, croit que tel est le cas pour la condition concernant l’appui commercial puisque la viabilité économique du projet est basée sur des données remontant à 2016.

Karen Wrister, la directrice générale de Living Ocean estime que les circonstances ont trop changé, notamment pour les expéditeurs de pétrole.

Ils doivent connaître le coût révisé et [...] leur soutien pourrait ne pas être renouvelé si [ces compagnies] voyaient les nouveaux chiffres, estime-t-elle.

Puisque le coût du projet passe d’environ 5,5 milliards de dollars à 9,3 milliards de dollars, les frais de transport du pétrole pour les compagnies expéditrices augmenteront forcément, selon elle.

Si le gouvernement décide de ne pas augmenter ces frais, alors il est très peu probable qu’il obtienne des gains, rappelle Thomas Gunton, professeur en planification de l’environnement à l’Université Simon Fraser (SFU).

Il s'agit d'une promesse du premier ministre Justin Trudeau : que le pays enregistre des profits grâce à l'oléoduc pour payer des projets énergétiques verts, rapèlle M. Gunton.

Le prix du baril de pétrole a chuté et de nouveaux projets de pipeline, comme Keystone XL, rendent ce projet encore moins viable, avance-t-il.

L’ONE n’a pas encore confirmé si les données relatives à la condition 57 seraient révisées après la soumission de Living Ocean et de l’analyste économique indépendant Robyn Allan.

Les sociétés expéditrices, tel que Husky Energy ou Imperial Oil, n’avaient pas répondu aux demandes d'informations de Radio-Canada au moment de publier cet article.

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