•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ottawa aide l'industrie bovine à surmonter l'interdiction d'importation de la Chine

Des vaches regardent vers la caméra. Elles se tiennent dans ce qui ressemble à de la boue.

Des vaches dans un élevage albertain

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral annonce l'octroi de 8,3 millions de dollars pour aider l’industrie bovine à être plus compétitive et à augmenter les ventes de bœuf sur les marchés internationaux, des mesures qui arrivent alors que la Chine bloque toujours l’importation de viande canadienne sur son territoire.

De cette somme, 5,3 millions de dollars seront consacrés à accroître les ventes sur des segments de marchés considérés comme sous exploités, comme le Japon.

« L’objectif, c’est vraiment d’aider les associations de producteurs de bœuf à faire la promotion de leur produit dans les pays où on peut exporter. Le financement peut prendre plusieurs formes, comme inviter des importateurs ou aller en mission à l’étranger », explique la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau.

Face à la Chine, qui refuse depuis la fin juin les importations de viande canadienne, Ottawa dit tout faire en son pouvoir.

« On a des discussions très, très régulières avec les responsables là-bas. On a déposé un plan pour renforcer notre système d’exportation et s’assurer qu’il n’y a plus de certificats qui ne soient pas authentiques [...] en circulation. Le but, c’est de rassurer notre partenaire et de faire en sorte qu’ils vont ouvrir le marché le plus rapidement possible », a indiqué la ministre Marie-Claude Bibeau.

Pour l’instant, le gouvernement ne prévoit pas de compensations pour les agriculteurs touchés.

« Au niveau de l’échéancier, on est encore dans un échéancier qui est très raisonnable, et considérant qu’on a des discussions tous les jours, je suis encore sûre qu’on va trouver une solution », a ajouté la ministre.

Cette réponse satisfait Dennis Laycraft, vice-président de l'Association canadienne des producteurs de bœuf.

« La question d’une possible compensation est beaucoup plus préoccupante pour les producteurs de porc, qui exportent un plus grand volume en Chine. Nos exportations sont beaucoup plus diversifiées », explique-t-il.

Il donne en exemple l’augmentation des exportations, ces dernières années, vers des marchés en croissance, comme le Japon ou l’Europe.

« La Chine est l'un de nos marchés d’importance, mais comme nous exportons vers d’autres marchés aussi, pour l’instant, nous résistons bien », dit-il.

Alberta

Commerce