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Un membre du Cabinet Trump se défend d'avoir été indulgent envers Jeffrey Epstein

Le secrétaire américain au Travail, Alexander Acosta, assis à côté du président Donald Trump à la Maison-Blanche en septembre dernier.

Le secrétaire américain au Travail, Alexander Acosta, se retrouve dans la tourmente en raison des accusations contre le financier Jeffrey Epstein.

Photo : The Associated Press / Evan Vucci

Agence France-Presse

Dans la tourmente, un membre du Cabinet de Donald Trump a défendu sa gestion, il y a une décennie, du dossier contre le riche financier Jeffrey Epstein, accusé d'exploitation sexuelle de mineures, dont une femme qui a présenté un témoignage poignant mercredi.

Le secrétaire américain au Travail, Alexander Acosta, a donné une longue conférence de presse pour se défendre d'accusations d'indulgence pour avoir offert, en 2008, alors qu'il était procureur fédéral, un accord en justice jugé trop favorable à M. Epstein.

Treize mois de prison

Accusé au départ d'agressions sexuelles sur des mineures, ce dernier n'avait finalement été condamné qu'à 13 mois de prison.

Or, M. Epstein, 66 ans, qui a entretenu de nombreuses puissantes amitiés, notamment avec Donald Trump et l'ex-président démocrate Bill Clinton, a de nouveau été accusé lundi d'exploitation sexuelle de dizaines de jeunes filles mineures.

Il encourt cette fois jusqu'à 45 ans de prison pour ces faits qui remontent à la même époque que les précédentes accusations.

Il m'a violée, brutalement violée, a déclaré une nouvelle accusatrice, Jennifer Araoz, dans un entretien diffusé par NBC mercredi.

J'étais terrifiée et je lui disais d'arrêter [...] Il n'avait aucune intention d'arrêter, c'est ce qu'il voulait, c'est ce qu'il a eu, a-t-elle poursuivi, très émue, après avoir raconté comment elle avait été « recrutée » devant son établissement scolaire à New York par une jeune femme, à l'automne 2001, lorsqu'elle avait 14 ans.

Cette rencontre l'aurait menée à se rendre à plusieurs reprises chez M. Epstein, qui aurait d'abord commencé à la payer pour des massages, qu'elle dit avoir fait en sous-vêtements pendant qu'il se masturbait. Jusqu'au jour de son viol présumé, en 2002. Elle affirme ne plus jamais être retournée chez lui ensuite.

C'est un homme nocif et il faut qu'il se retrouve derrière les barreaux. [...] Ses actes méritaient tout à fait une peine plus dure.

Alexander Acosta, secrétaire américain au Travail

Le secrétaire américain au Travail a affirmé qu'en 2008, lorsqu'il était procureur fédéral en Floride, son équipe avait opté pour cet accord, car elle craignait de voir Jeffrey Epstein sortir libre s'ils poussaient jusqu'au procès en maintenant les chefs d'accusation plus graves.

M. Epstein avait finalement plaidé coupable d'avoir fait appel à des prostituées mineures.

Notre but était clair, a déclaré M. Acosta : Mettre Epstein en prison, nous assurer qu'il soit inscrit sur la liste des délinquants sexuels, donner aux victimes les moyens de demander réparations.

M. Acosta a affirmé se sentir soutenu par Donald Trump, mais a souligné que le président américain avait tout pouvoir pour choisir son Cabinet et, donc, éventuellement le limoger.

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