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Intégration réussie pour un soudeur philippin chez Moreau

Une homme est dans un atelier. Il porte des lunettes de sécurité et un dossard.

Nelbert Abella s'est démarqué récemment pour ses vidéos en français sur sa page Facebook.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Le 11 mars 2019, l'entreprise rouynorandienne Moreau accueillait ses premiers Phillipins. Deux ans plus tôt, la direction de Moreau avait décidé de se tourner vers les travailleurs de ce pays afin de contrer la pénurie de main-d'oeuvre. Aujourd'hui, une fois l'intégration bien réussie, Moreau fait le constat qu'ils ont fait le bon choix.

L'un d'entre eux, Nelbert Abella s'est d'ailleurs démarqué récemment pour ses vidéos en français sur sa page Facebook.

Venir ici au Canada, pour de nombreux Philippins, c'est un rêve.

Nelbert Abella, immigrant des Philippines
Un homme qui porte des lunettes de sécurité et un dossard prend des notes.

Nelbert Abella est soudeur. Il est à l'emploi de l'entreprise Moreau depuis le 11 mars.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Afin de mieux s'intégrer, celui qui est débarqué à Rouyn-Noranda avec quelques-uns de ses concitoyens en mars, a lancé sa page Facebook, Français dans la rue.

Il s'agit entre autres pour lui de permettre à ses amis philippins de découvrir sa nouvelle vie québécoise. Cela lui sert aussi d'outil pour perfectionner son français, lui qui parle déjà couramment l'anglais, le japonais et le tagalog, sa langue maternelle.

Ce nouvel arrivant est un soudeur et il est à l'emploi de Moreau depuis le 11 mars. Il estime que l'apprentissage de la langue locale lui permettra de mieux s'intégrer. Ce n'est quand même pas si facile, enchaîne-t-il.

Le français est plus difficile que le japonais, admet-il, sourire en coin.

Il aimerait s'établir au Canada pour y amener sa femme infirmière et leur enfant âgé de six mois.

Je veux demander ma résidence permanente, mais avant je dois passer le niveau 7 en français et après je pourrai amener ma femme ici, dit celui qui est également père d'un jeune enfant de six mois.

Il avoue s'ennuyer énormément de sa famille. L'éloignement est assez difficile, c'est long ici et en plus, quand c'est le jour ici, c'est la nuit là-bas, fait-il valoir.

Des premiers contacts difficiles

Le responsable des équipements chez Moreau, Mario Lapierre, admet que les premiers contacts ont été difficiles, en raison de la barrière de la langue.

Les gars qui travaillent dans le garage ne sont pas tous parfaitement bilingues, explique-t-il.

Un homme est entouré de pièces d'équipements et d'outils. Il porte des lunettes de sécurité et un dossard.

Mario Lapierre est responsable des équipements chez Moreau.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Dans la deuxième journée, ils ont commencé à se parler avec leurs téléphones, avec des applications pour traduire les conversations. Ils étaient en pause et ils se parlaient via leurs téléphones. C'était vraiment drôle à voir aller, ajoute M. Lapierre.

Avant l'arrivée des Philippins, le manque de personnel en soudure était criant et la production prenait du retard.

Les équipements retardaient et on attendait après un soudeur pour faire la réparation, soutient-il. En ce moment, tout ce fait en même temps, dès qu'on a un bris, ça se fait tout de suite, l'ouvrage avant et les machines sont prêtes à sortir plus rapidement.

Moreau a embauché 10 travailleurs philippins. Pour l'instant, cinq d'entre eux sont arrivés. Les prochains étaient sont attendus au cours des prochains mois.

Chronologie du recrutement

2017 : la direction de Moreau lance l'idée de recruter des employés à l'étranger

Janvier 2018 : des membres de la direction se rendent aux Philippines pour effectuer des entrevues et des tests pratiques

Août 2018 : le processus d'embauche est plus long que prévu, l'arrivée des premiers travailleurs est retardée

Mars 2019 : arrivée des premiers travailleurs en Abitibi-Témiscamingue

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