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Un délinquant sexuel fait ses travaux communautaires dans un organisme pour jeunes

René Bellemarre, au Club d'haltérophilie de La Sarre.

René Bellemarre (archives).

Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada

René Bellemarre, inscrit sur le registre des délinquants sexuels à vie, vient de terminer ses travaux communautaires au sein du même organisme où il avait fait des attouchements sexuels sur une mineure.

L'ex-entraîneur d'haltérophilie de La Sarre a fait ses 125 heures de travaux en accompagnant les jeunes athlètes du club d'haltérophilie de La Sarre.

Le 18 avril, René Bellemarre, reconnu coupable d'attouchements sexuels sur une personne mineure, a reçu une peine de 30 jours de prison à purger dans la collectivité, deux ans de probation et 125 heures de travaux communautaires.

Quatre jours plus tard, il a amorcé ses travaux communautaires pour le club d'haltérophilie de La Sarre.

C'est en travaillant pour ce même club qu'il a notamment embrassé sur la bouche une athlète de moins de 16 ans à au moins deux reprises, comportement qui lui a valu d'être condamné.

Mise au point (2 octobre 2019)

Par souci de clarté, précisons que René Bellemare a bel et bien effectué ses travaux communautaires au sein du club d’haltérophilie de La Sarre mais dans un lieu différent de celui où il a posé les gestes ayant mené à sa condamnation.

Nancy Bouchard, directrice du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels en Abitibi-Témiscamingue, le CAVAC, affirme n'avoir jamais constaté une situation comme celle-ci.

Dans un document de la Sécurité publique, le répondant du club d'haltérophilie de La Sarre, Daniel Marchildon, mentionne que René Bellemarre a offert un excellent service, qu'il sait comment susciter la motivation chez les jeunes et les amener à se dépasser.

Nancy Bouchard affirme que la situation pourrait bien être légale au sens de la loi, mais qu'elle n'est pas acceptable pour autant.

Le club d'haltérophilie de La Sarre a refusé de nous dire si le conseil d'administration, les parents et les athlètes avaient approuvé cette décision.

Mercredi, le ministère de la Sécurité publique n'était pas en mesure de nous expliquer pourquoi l'agent de probation avait autorisé la situation.

Décision du Conseil de presse du Québec

Le 14 avril 2021, la commission d’appel du Conseil de presse du Québec a infirmé une décision de première instance qui blâmait Radio-Canada sur un grief d’information inexacte, à la suite d’une plainte formulée par M. René Bellemarre.

Dans sa version originale, notre texte affirmait à tort que le plaignant avait effectué ses travaux communautaires à l'endroit même où les actes reprochés avaient été commis. Or, il les a bel et bien réalisés au sein du Club d'haltérophilie de La Sarre, mais dans un lieu différent.

Le comité de plaintes avait accueilli la plainte pour inexactitude, estimant qu'elle changeait l’intérêt et la portée de cette nouvelle susceptible d’ébranler la confiance du public en la justice. Il avait également jugé que la modification était insatisfaisante puisque, ajoutait-il, d'autres passages du texte auraient aussi dû être modifiés, dans la foulée de la correction.

Radio-Canada a porté cette décision de première instance en appel, le 18 décembre 2020.

Dans une décision unanime rendue publique le 13 mai 2021 (Nouvelle fenêtre), la commission d’appel a invalidé la décision de première instance et annulé la sanction, puisqu’elle considère que le comité des plaintes a omis de tenir compte des moyens qui étaient à la disposition du journaliste au moment où il a rédigé son reportage. En effet, le journaliste ne possédait que le document officiel de la Sécurité publique, une source crédible dans laquelle rien ne laissait transparaître que M. Bellemarre ait pu effectuer ses travaux communautaires ailleurs qu’au Club d’haltérophilie de La Sarre. La commission rappelle également que ce n’est pas parce qu’un média apporte des précisions dans un article qu’il y avait une faute déontologique au départ.

(Source : https://conseildepresse.qc.ca/decisions/d2019-07-091/ (Nouvelle fenêtre))

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