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Mort d'Hélène Rowley Hotte Duceppe : la résidence sommée de payer 1,14 million

Façade de la résidence Lux Gouverneur.

Les avocats de la famille Duceppe estiment que l'équipe de la résidence a failli à sa tâche dans l'affaire de la mort de Mme Rowley.

Photo : Valeria Cori-Manocchio/CBC

Radio-Canada

L'ex-chef bloquiste Gilles Duceppe et sa famille exigent que la résidence Lux Gouverneur verse une somme de 1,14 million de dollars en compensation à la suite de la mort par hypothermie de la mère de l'ancien politicien, en janvier dernier.

Dans une mise en demeure envoyée mercredi après-midi, les avocats de la famille Duceppe soutiennent que les derniers instants de la vie d'Hélène Rowley Hotte Duceppe ont été ignobles.

Cette dernière, dans l'incapacité de rentrer à l'intérieur de l'immeuble après une alerte incendie, est morte de froid après plusieurs heures passées à tenter de se réchauffer, en vain.

La missive soutient que le personnel de la résidence de luxe pour personnes âgées a fait preuve d'irresponsabilité, de négligence, d'incurie et d'insouciance.

Ce sont des erreurs grossières qui sont impardonnables. Ces résidences vendent quelque chose de particulier qui est la sécurité et le luxe. Madame Rowley a choisi cette chambre-là précisément parce que c’était la plus près d’une sortie de secours, parce que c’était sécuritaire, et c’est ce qu’on lui a vendu à fort prix.

Marc-Antoine Cloutier, avocat de la famille Duceppe

Les avocats réclament que la résidence paie la somme exigée dans les 10 jours, sans quoi d'autres recours judiciaires seront exercés.

S'appuyant sur le rapport de la coroner publié le 4 juin dernier, la mise en demeure soutient que le décès de Mme Rowley était accidentel, mais évitable, et évoque une situation gravement négligente, sinon une lourde faute.

Les avocats soutiennent que la mère de Gilles Duceppe serait toujours en vie aujourd'hui si les employés de la résidence avaient respecté certaines procédures, y compris la vérification des images transmises par les caméras de surveillance – dont les images de la cour intérieure où est demeurée coincée Mme Rowley –, l'installation d'un interphone ou d'une sonnette aux portes des sorties d'urgence, ou encore le décompte des résidents pour s'assurer que tous sont présents dans les trois tours de la résidence.

La résidence Lux Gouverneur n'a pas été en mesure d'assurer ne serait-ce qu'une sécurité minimale pour madame Rowley, qui a trouvé la mort devant les caméras de surveillance de l'établissement et sans jamais que personne ne procède au décompte des occupants de la résidence après l'alarme d'incendie.

Extrait de la mise en demeure

La lettre exige également que la résidence applique toutes les recommandations contenues dans le rapport du coroner.

Dans une très brève déclaration, Pierre Tessier, porte-parole du complexe Lux Gouverneur, a allégué l'existence de procédures en cours pour justifier que l'entreprise n'allait pas commenter.

Justice et faits divers