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Vaccination obligatoire : le Nouveau-Brunswick demande l’avis de ses citoyens

Un enfant est sur le point de recevoir un vaccin.

Le gouvernement de Blaine Higgs a déposé un projet de loi visant à rendre obligatoire la vaccination pour les enfants d'âge scolaire.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une consultation publique aura lieu cet été au Nouveau-Brunswick sur le projet de loi qui rendra obligatoire la preuve de vaccination des élèves à moins d’une exemption signée par un professionnel de la santé.

Les audiences publiques auront lieu du 27 au 29 août devant un comité de l’Assemblée législative, à Fredericton.

En tant que comité, nous croyons qu’il est important de consulter tous les gens du Nouveau-Brunswick qui pourraient être touchés par ce projet de loi, y compris toute personne qui travaille en enseignement ou dans une garderie, les groupes de parents et les associations, ainsi que les professionnels de la santé et du droit, affirme dans un communiqué la ministre de la Justice et procureure générale Andrea Anderson-Mason, qui est aussi présidente du comité.

Les personnes ou les organismes qui souhaitent participer aux audiences publiques doivent informer le bureau du greffier de l’Assemblée législative au plus tard le 7 août. Les intervenants qui veulent plutôt présenter un mémoire peuvent le faire d’ici le 6 septembre. Voici où s’adresser dans les deux cas:

Bureau du greffier, Assemblée législative du Nouveau-Brunswick

C. P. 6000, Fredericton NB, E3B 5H1

Téléphone : 506 453-2506

Courriel : leg-consultations@gnb.ca

Les pharmaciens appuient la vaccination obligatoire

L’Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick dit appuyer fortement la loi à venir qui rendra obligatoire la preuve d'immunisation des élèves ou une exemption signée par un professionnel de la santé.

En 2017-2018, seulement 76,4 % des enfants qui ont fait leur entrée à la maternelle répondaient aux exigences en matière d’immunisation. C’est beaucoup trop bas. Cela met tout le monde en danger. En augmentant le critère pour les étudiants en écoles publiques et les garderies agréées, ont peut diminuer le risque des maladies comme la rougeole et la coqueluche, entre autres, affirme la présidente de l’organisme, Christine Boudreau, pharmacienne communautaire à Dieppe.

Les pharmaciens communautaires invitent d’ailleurs leur clientèle à appuyer une pétition qui appuie le projet de loi et qui sera remise à l’Assemblée législative plus tard cet été.

Les vaccins sont sécuritaires et nous offrent la meilleure solution afin de protéger la population contre de nombreuses maladies mortelles, assure Christine Boudreau.

Le défenseur des droits de l’enfant étudie la question

Le gouvernement provincial a déposé son projet de loi tandis que la ville de Saint-Jean connaissait une éclosion de rougeole. En tout, en quelques mois, 12 personnes, dont plusieurs enfants, ont été atteintes par cette maladie hautement contagieuse. L’éclosion est maintenant officiellement terminée, mais le débat demeure.

Le rôle du bureau du défenseur des enfants et des jeunes, dans ce contexte, est de déterminer si les droits des jeunes sont respectés. Notre mandat est de regarder la question et d’informer le gouvernement en ce qui concerne le meilleur intérêt de l’enfant, à savoir s’il devrait être vacciné, explique le défenseur Norman Bossé.

Norman Bossé en entrevue en studio.

Norman Bossé, le défenseur des droits de l'enfant du Nouveau-Brunswick, étudiera la question de la vaccination obligatoire pour les enfants.

Photo : Radio-Canada

Le défenseur n’a pas le pouvoir de changer lui-même les lois, et ce, même s’il y trouve des irrégularités. Il peut cependant faire des recommandations au gouvernement.

Norman Bossé se dit conscient de la désinformation sur les vaccins qui circule au Canada, notamment les rumeurs voulant que les vaccins puissent donner l’autisme à des enfants. Il rappelle que ce n’est pas le cas d’après la communauté scientifique et la médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell.

Enfin, Norman Bossé ne pense pas que le gouvernement Higgs ait précipité le débat avec son projet de loi, et il estime que toute occasion est bonne pour en discuter. Si on ne prend pas l’initiative aujourd’hui, quand est-ce que ça va se faire?, conclut-il.

Avec des informations du Téléjournal Acadie

Nouveau-Brunswick

Santé publique