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Eau potable : un système sécuritaire selon le chef d’Attawapiskat

Une jeune fille se balance dans une réserve autochtone à Attawapiskat, en Ontario.

Attawapiskat a décrété l’état d’urgence dimanche dans l’espoir de faire bouger rapidement le gouvernement fédéral, qui dit prendre la situation de l’eau, très au sérieux.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Malgré une alerte sur la qualité de l’eau de cette communauté de la cote ouest de la baie James, le chef Ignace Gull dit ne pas craindre pour sa santé. Dimanche, cette Première Nation a décrété l’état d’urgence alors que des tests ont démontré des niveaux potentiellement dangereux de sous-produits désinfectants dans l’eau du robinet.

Le chef Gull a expliqué à CBC qu’il existait à Attawapiskat deux systèmes d’eau distincts.

Les résidents peuvent remplir des bidons d’un des réservoirs et cette eau est potable.

Lors d’une rencontre la semaine dernière, les résidents se sont fait dire de limiter le nombre de bains et de douches et de ne pas rincer les fruits et les légumes avec l’eau du robinet.

Un homme d'âge moyen assis dans un fauteuil, regarde droit devant

Ignace Gull chef de la communauté d'Attawapiskat estime que le fédéral doit arriver avec une solution permanente pour dissiper toutes craintes dans sa communauté.

Photo : Facebook Ignace Gull

Je ne suis pas inquiet, parce que je comprends mieux la nature du problème, dit le chef Gull, précisant qu’il continue d’utiliser l’eau dans sa résidence.

Selon lui, beaucoup de gens ont une grande crainte de consommer l’eau, de prendre une douche et il dit sympathiser avec eux.

Effets à long terme sur la santé

La direction générale du bureau régional du ministère des Services aux Autochtones affirme que l’impact de niveaux trop élevés de trihalométhanes (THM) et d’acides haloacétiques (AHA), deux substances créées par la forte interaction entre le chlore et des matières organiques dans l’eau, pourrait mettre des décennies avant de se faire sentir et qu’il n’y a pas de risque immédiat.

Cela pourrait prendre de 70 à 75 ans d’utilisation continue avant de voir un quelconque impact sur la santé, dit Anne Scotton. Ils sont inquiets, et nous sommes inquiets, en précisant que le ministère travaille avec la communauté pour abaisser le TMH à un niveau acceptable.

Avec les informations de CBC

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