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  • Archives
  • Le secret d’une bonne patate frite

    Sac de papier rempli de frites, placé à côté d'une pomme de terre encore terreuse.

    Chaque casse-croûte a ses trucs pour une bonne patate frite.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    À Florenceville-Bristol, au Nouveau-Brunswick, un festival souligne cette fin de semaine la Journée nationale de la frite. Découvrez dans nos archives pourquoi cette ville canadienne se targue d’être la capitale mondiale des frites.

    La pomme de terre représente une industrie importante au Nouveau-Brunswick.

    En 1957, c’est à Florenceville que les frères Harrison et Wallace McCain ont fondé leur compagnie de frites congelées, qui allaient devenir une multinationale.

    Montage d'archives, 1957, L'industrie de la pomme de terre au Nouveau-Brunswick

    Ces images ont été tournées le 24 mars 1957 pour l’émission Les travaux et les jours.

    On y voit l’usine de transformation de pommes de terre des frères McCain lors de sa première année de production. Les ouvriers et ouvrières s’affairent le long d’un convoyeur au bout duquel les frites fraîchement coupées seront surgelées.

    On remarque au passage que le logo de la compagnie canadienne sur les sacs de « patates frites coupe ordinaire Canada de fantaisie » est identique à celui d’aujourd’hui.

    Toujours basée au Nouveau-Brunswick – avec un second siège social à Toronto –, McCain est de nos jours la plus grande entreprise de frites au monde.

    Avec ses usines déployées sur trois continents, elle produit le tiers de toutes les frites vendues internationalement.

    À Florenceville-Bristol, il y a même un Musée de la pomme de terre!

    Cela n’empêche néanmoins pas d’autres villes de se proclamer capitales de la patate frite.

    Reportage du 5 septembre 2001

    Comme en témoigne ce reportage du 5 septembre 2001, le petit village franco-ontarien d’Alfred s’affiche comme la capitale de la patate frite du Canada.

    Pour quel motif? Le premier ministre de l’époque, Jean Chrétien, s’y arrête à chaque passage pour déguster une frite et un hot dog dans une de ses cantines.

    Le premier casse-croûte d’Alfred remonte à l’année 1957. Le propriétaire de La Kenebec confie le secret d’une bonne frite au journaliste Paul Toutant : une patate fraîche, de l’huile d’arachide de qualité et un nettoyage de la friteuse à chaque usage.

    Il semble d’ailleurs que chaque restaurant possède sa méthode bien spéciale pour obtenir une frite bien dorée et croquante.

    L'Épicerie, 1er juin 2011

    À L’émission L’Épicerie du 1er juin 2011, l’animateur Denis Gagné va à la rencontre de quelques restaurateurs pour connaître leur recette.

    Au bistro français L’Express, on utilise la variété de pommes de terre Bintje d'un producteur de l'île d'Orléans et on blondit les frites à l'huile végétale. Chez Frite alors!, les pommes de terre sont cuites dans de la graisse de bœuf, selon la tradition belge. La propriétaire de la cantine Bernard de Sainte-Madeleine explique pour sa part que les pommes de terre y sont épluchées et tranchées sur place avec un gabarit plus gros qu'en ville. Il est également question de l’importance de réfrigérer les frites après les avoir blanchies.

    « Ce n'est pas notre menu quotidien », confie un client régulier de la réputée Roulotte Beauparlant, à Shawinigan. « Évidemment, les frites, c'est de la friture. Sauf que l'été, je crois que comme menu une à deux fois semaine en plein air, c'est vraiment convivial! »

    Avec ses 10 à 15 % de matières grasses, rappelle l’animateur Denis Gagné, la patate frite demeure cependant un aliment à consommer avec modération.

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