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Les syndiqués de la Sépaq vont perturber les vacances de la construction

Des pêcheurs sportifs dans le secteur Sautauriski.

Des pêcheurs sportifs dans le secteur Sautauriski du parc national de la Jacques-Cartier

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

David Rémillard

La grève à la Sépaq touchera, dès le 20 juillet, presque tous les parcs nationaux du réseau public. Le syndicat en a fait l'annonce ce matin, toujours irrité par les offres salariales du gouvernement.

Depuis qu'il s'est doté d'un mandat de grève générale illimitée, fort d'un appui de 94 % des 2000 syndiqués, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a toujours évoqué les vacances de la construction pour passer à l'offensive. Des milliers de Québécois seront en vacances à compter du 19 juillet prochain.

Légalement, le syndicat devait transmettre au plus tard aujourd'hui les avis de grève à l'employeur s'il voulait débrayer lors des vacances de la construction.

En plus des 300 employés qui doivent faire grève à compter du 17 juillet, ce sont 1500 nouveaux travailleurs qui s’ajoutent au débrayage.

Les négociations entre les parties ont été rompues après une rencontre jeudi dernier. L’employeur a alors déposé une offre salariale qui a visiblement déplu aux représentants syndicaux, puisque ceux-ci ont mis fin aux pourparlers.

« Après une prolongation de convention collective et des négociations qui durent depuis plus de cinq mois, l’offre patronale est toujours ridicule : moins de 1 % par année. Les augmentations de salaire proposées ne couvrent même pas l’augmentation du coût de la vie », soutient-on au SFPQ.

Je comprends les gens. On est désolé pour eux, mais c’est le temps pour nous de négocier. C’est pas aux mois de janvier et février que je peux faire des grèves et avoir un impact.

Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

La partie syndicale croit que ses travailleurs, pour la plupart saisonniers, méritent une augmentation « substantielle » de leur rémunération.

Des téléphonistes-réceptionnistes, des journaliers, des conseillers aux ventes, des jardiniers, des préposés à l’accueil et des guides accompagnateurs, entre autres, gagnent entre 13 et 14 $ de l’heure, selon le syndicat.

« Visiblement, François Legault est insensible à la réalité des petits salariés du Québec. Il n’a pas non plus la préoccupation d’assurer l’avenir de nos parcs et de nos réserves naturelles. Il est temps de hausser le ton », tranche le président général du SFPQ, Christian Daigle.

Vérifier sa réservation

Ce dernier est conscient des répercussions sur la population. Il soutient toutefois qu'il s'agit d'un ultime recours dans les circonstances.

On ne veut pas aller en grève. On fait une annonce en prévision de. On a le temps encore d’éviter cette grève-là, a-t-il ajouté en conférence de presse ce matin.

M. Daigle rappelle que, historiquement, l'accès aux parcs demeure ouvert en cas de grève, mais que les services offerts sur les sites ont nettement diminué.

Il invite également la population à vérifier auprès de la Sépaq pour éviter les mauvaises surprises.

Liste des établissements touchés :

  • Parc national d’Aiguebelle
  • Parc national du Bic
  • Parc national Frontenac
  • Parc national de la Gaspésie
  • Parc national des Grands-Jardins
  • Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé
  • Parc national des Îles-de-Boucherville
  • Parc national de la Jacques-Cartier
  • Parc national Miguasha
  • Parc national du Mont-Mégantic
  • Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie
  • Parc national d’Anticosti
  • Parc national de Plaisance
  • Parc national du Lac-Témiscouata
  • Parc national d’Opémican
  • Parc national du Mont-Orford
  • Parc national du Mont-Saint-Bruno
  • Parc national du Mont-Tremblant
  • Parc national des Monts-Valin
  • Parc national d’Oka
  • Parc national de la Pointe-Taillon
  • Parc national du Saguenay
  • Parc national de la Yamaska
  • Gîte du Mont-Albert

Environ 300 syndiqués de la Sépaq vont déclencher une grève illimitée le 17 juillet au parc de la Chute-Montmorency, à Québec, au centre touristique du Lac-Simon, en Outaouais, au centre touristique du Lac-Kénogami, au Saguenay, et au camping des Voltigeurs, à Drummondville.

Les réserves fauniques sont épargnées pour le moment, mais il n'est pas exclu que des moyens de pression y soient utilisés.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, écarte pour l'instant le recours à une loi spéciale pour forcer le retour au travail.

Tous les parcs demeureront ouverts

Par voie de communiqué, la Sépaq indique que les 23 parcs vont rester ouverts advenant une grève et fera son possible pour offrir des services.

Elle concède cependant que « certains services, tels que la restauration, la location d’équipement nautique, les plages et les activités guidées » risquent d'être affectés.

Les gens qui ont des réservations durant la période visée seront contactés par la Sépaq jeudi.

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Québec

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