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Éric Lapointe s'offre « le show de sa vie »

Il porte un manteau de cuir noir et chante sur scène.

Éric Lapointe en spectacle sur la scène Bell du Festival d’été de Québec.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Tanya Beaumont

« On n'est pas venu chanter pour vous autres, on est venu chanter avec vous autres. » Éric Lapointe a toujours eu le sens de la fête. Quand on lui donne les moyens, il en tire le maximum.

Avec une vingtaine d’invités annoncés, Éric Lapointe avait promis le show de sa vie. Il lui sera certainement difficile de faire plus gros que mardi soir. Trente et une chansons, 2 h 30 de spectacle et des dizaines de milliers de festivaliers.

Pour en ajouter, le directeur de la programmation du Festival d’été de Québec, Louis Bellavance, est venu lui remettre en main propre le prix Miroir de la renommée. Juste avant, Lapointe s'était assis sur le devant de la scène, dos au public, pour savourer la version de Reste  des Sœurs Boulay.  

Il joue de la guitare.

Éric Lapointe

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Un départ fracassant

Le rockeur est arrivé à la scène Bell en moto, suivi par une caméra grâce à laquelle on pouvait voir son trajet dans les rues de Québec jusqu’à l’arrière-scène. Après L’envie en ouverture, Lapointe a enchaîné Bobépine, Marie-Stone et Terre promise.

Peu après, Steve Hill et Stéphane Dufour, le complice de Lapointe, se sont livré un combat de solo de guitare électrique pendant Émeute dans la prison. On n’en était qu’à la sixième chanson.

Une longue liste d’appelés, moins d’élus

Un aussi grand nombre d’invités pour un spectacle est presque du jamais vu pour le Festival d’été. Si certaines apparitions ont été un franc succès, d’autres ne passeront pas à l’histoire.

Quelle belle surprise lorsque Ginette Reno est venue rejoindre Éric pour interpréter la chanson préférée de sa mère : L’essentiel. L’apparition de Safia Nolin a également été marquante. Déjà que Loadé comme un gun est un morceau particulièrement chargé, la version Nolin-Lapointe était lourde d'émotions.

Même chose pour la version très sentie de Malade, interprétée avec Lara Fabian.

L’interprétation de Dream On par Travis Cormier et Colin Moore a toutefois été plutôt laborieuse, tout comme Illégal, en duo avec Marjo, Qu’est-ce que ça peut ben faire, avec Jean-Pierre Ferland, et Ce soir on danse à Naziland, avec Marie-Mai. Il aurait peut-être mieux valu miser sur la qualité plutôt que la quantité?

Laisser parler la musique

Le spectacle était mis en scène par Stéphane Laporte. Celle-ci était plutôt discrète : un visuel élégant, mais sans plus, quelques vieilles photos et un extrait d’entrevue de Johnny Halliday, juste avant Ma Gueule.

Le numéro du cirque Éloize se collait à merveille à la chanson Mon ange. Cette dernière garantissait une trame dramatique parfaite pour un numéro d'acrobatie sur un anneau suspendu.

Pas besoin de plus d'artifices. L’énergie d’Éric Lapointe, celle de la foule, quelques éléments de pyrotechnie et le répertoire archiconnu ont suffi à faire une belle soirée.

Hommage paternel

Marc Dupré et Éric Lapointe chantent côte à côte.

Éric Lapointe a notamment partagé la scène avec Marc Dupré.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Pour une deuxième fois depuis le début du Festival, un fils a rendu hommage à son père. Après Jason Bonham samedi, c’était au tour de Justin Boulet de présenter Souvenirs d’un rendez-vous doux en l’honneur de cet album de Gerry Boulet paru en 1988.

À 19 h 15, la foule était impressionnante pour une soirée de musique francophone. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre du spectacle, il ne s'agissait pas que de chansons issues de cet opus.

La voix du fils rappelle fortement celle du père, sans toutefois tomber dans la copie ou l’imitation. Plusieurs artistes marquants de l’entourage de Gerry sont montés sur scène, dont Marjo et Breen LeBoeuf.

Il porte un chapeau et chante.

Justin Boulet sur la scène Bell du festival d’été de Québec.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

La dernière fois qu’on avait pu entendre autant d’Offenbach au Festival d’été, c’était en 2005. En plus de continuer de faire vivre les chansons de Gerry Boulet, Justin nomme régulièrement les auteurs des textes. Un beau clin d’œil à notre histoire musicale, qui mérite d’être soulignée.

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