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Bilan positif des centres d’injection supervisée, un an après leur ouverture à Edmonton

Objets servant à l'injection d'opioïdes trouvés chez un utilisateur de la Virginie-Occidentale, aux États-Unis

Objets servant à l'injection d'opioïdes trouvés chez un utilisateur de la Virginie-Occidentale, aux États-Unis. La crise des opioïdes est d'un ampleur inquiétante dans certains États, notamment au Vermont.

Photo : Getty Images / Brendan Smialowski

Radio-Canada

Environ un an après l’ouverture des trois centres d’injection supervisée de Boyle Street, à Edmonton, les intervenants de première ligne et certains résidents du quartier en dressent un bilan positif.

Non seulement plus de 600 surdoses ont été évitées, selon les données des centres d'injection, mais certains Edmontoniens vivant à proximité des centres n’ont constaté aucune répercussion négative dans leur quartier.

Ils voient plutôt ces endroits comme étant nécessaires pour combattre la crise des opioïdes, qui a fait 789 morts en 2018 dans la province.

Les centres d'injection supervisés sont des endroits où les gens peuvent consommer des drogues dans un environnement surveillé, hygiénique et sécuritaire.

« Je crois que ces centres font vraiment du bon travail pour aider ceux qui en ont besoin », dit Greg Lane, président de la ligue communautaire du quartier McCauley.

« Le but, c’est de réduire les effets nocifs. Il ne s’agit pas de dire : "Viens et défonce-toi ici". »

Le centre communautaire Boyle Street, à Edmonton

Le centre communautaire Boyle Street est l'un des endroits qui offrent les services d'injection supervisée.

Photo : Radio-Canada

Les trois centres situés au centre-ville d’Edmonton ont ouvert leurs portes entre mars et novembre 2018. Leur emplacement avait toutefois suscité la controverse avant même leur ouverture, ces centres étant tous situés dans le même quartier.

Ils se trouvent au centre de santé Boyle McCauley, au centre communautaire Boyle Street et au centre de traitement des dépendances George Spady Society. Ensemble, ils offrent un service 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Récemment, le nouveau gouvernement conservateur de l’Alberta a gelé le financement pour tous les nouveaux centres en attendant un examen de leur portée.

L’attaché de presse du ministre de la Santé, Tyler Shandro, a déclaré le mois dernier que le gouvernement voulait s'assurer que tous les futurs centres sont « acceptables pour les communautés touchées, sur la base d'un examen socioéconomique détaillé des zones où ils se trouvent ».

Plus de contenants à récupération de seringues ont été installés autour des centres.

Plus de contenants à récupération de seringues ont été installés autour des centres.

Photo : Radio-Canada

Shannon Ruyter, qui habite le quartier Boyle Street, se veut rassurante.

« Il y a de la pauvreté, on voit des gens qui vivent dans la rue, mais je trouve que mon quartier est très sécuritaire. Il s’agit seulement de personnes qui n’ont pas de logis », dit-elle.

Par ailleurs, selon la police d’Edmonton, le nombre de seringues présentes dans les rues de la capitale a diminué depuis l'ouverture de ces établissements.

Une personne est assise sur les marches du centre, entourée de déchets.

Environ 1600 personnes ont utilisé les services des trois centres entre mars 2018 et juin 2019.

Photo : Radio-Canada

Les usagers doivent s’inscrire auprès d’une infirmière, qui leur pose des questions sur ce qu’ils consomment, leurs antécédents médicaux et leurs besoins actuels en matière de santé. Ils se voient proposer d'autres services, comme des conseils pour la toxicomanie et le traitement de cette dernière.

Environ 1600 personnes ont utilisé les services des trois centres entre mars 2018 et juin 2019, pour un total de près de 58 000 visites, selon les informations transmises par le service communautaire de Boyle Street.

Avec des informations de Josée St-Onge

Alberta

Dépendances