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Garde-rivière des Outaouais s’inquiète de la mort de nombreux poissons

Trois poissons morts gisent sur la rocaille.

Des centaines de poissons ont été retrouvés morts lundi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plus d'une centaine de poissons provenant de différentes espèces ont été retrouvés morts récemment dans la rivière des Outaouais près du secteur de Cumberland, dans l'est ontarien. Selon le ministère provincial de l'Environnement, ils proviendraient de la rivière du Lièvre, sur la rive québécoise, mais difficile pour le moment de savoir ce qui a causé leur mort.

Carrie McBain, une résidente de Cumberland, a voulu constater par elle-même la situation après avoir vu sur les réseaux sociaux une photo montrant des poissons-chats morts.

Tout ce qu’on pouvait voir, c’était des silhouettes qui flottaient à la surface à perte de vue, a-t-elle raconté à CBC.

Nous avons vu de gros poissons-chats avec de très gros ventres, ainsi que de la perche, du doré jaune, du crapet de roche et de la carpe.

Carie McBain, résidente
Un filet de pêche contient de nombreux poissons morts.

Les poissons retrouvés morts depuis lundi proviennent de différentes espèces.

Photo : Gracieuseté de Carie McBain

D'autres espèces sont aussi affectées notamment le grand brochet, le chevalier blanc, le lépisosté osseux, l'esturgeon et l'anguille.

De nombreux résidents du secteur ont appelé Garde-rivière des Outaouais dès lundi pour signaler le problème. La directrice de la science et des politiques de l’organisme, Larissa Holman, s'inquiète de la variété des poissons morts.

S’il y a un problème avec une seule espèce [c’est souvent attribuable] à une cause naturelle et il n’y a pas nécessairement de quoi s’inquiéter, a-t-elle expliqué. Quand on voit beaucoup de poissons morts appartenant à différentes espèces, ça indique qu’il y a quelque chose qui cloche.

Dans un communiqué, la municipalité de Clarence-Rockland a fait savoir que la qualité de l’eau potable, surveillée continuellement par l’Agence ontarienne des eaux, n’était pas affectée par la situation.

La cause demeure inconnue

Le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs (MEPNP) de l’Ontario a dépêché une équipe d’enquêteurs sur les lieux mardi. Ils ont conclu que les poissons proviennent de la rivière Lièvre, un affluent du côté québécois qui se jette dans la rivière des Outaouais, après avoir traversé Gatineau et Val-des-Monts.

Les autorités québécoises ont elles aussi reçu des signalements de poissons morts près du secteur de Masson-Angers, dans l'est de Gatineau.

Selon le MEPNP, la qualité de l’eau ne semble pas anormale du côté ontarien de la rivière des Outaouais. La Ville d’Ottawa a également confirmé que tout est normal au Centre environnemental Robert-O.-Pickard, une station d’épuration des eaux.

Par mesure de précaution, le MEPNP a prévenu les opérateurs d’installations de traitement de l’eau en aval d’Ottawa. Les autorités environnementales de l’Ontario ont aussi demandé à leurs homologues québécois et au ministère ontarien des Richesses naturelles et des Forêts de vérifier si la mort de tous ces poissons a été causée par un déversement quelconque.

Un esturgeon vu de dessous.

On ne connaît pas encore la cause de la mort des poissons.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Pour sa part, le ministère québécois de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) dit n'avoir aucune preuve d'un possible déversement.

Les vérifications réalisées jusqu’à maintenant n’ont pas permis de constater de signes d’un déversement, écrit-il dans un courriel adressé à CBC, mercredi.

L'été dernier, un nombre élevé de poissons-chats étaient morts des suites de la pourriture bactérienne des nageoires. Cette maladie est causée par une bactérie présente quand les niveaux d'eau sont bas et que la température de l'eau est élevée.

Un poisson mort sur des roches.

Des prélèvements ont été faits pour déterminer la cause du décès de tous ces poissons.

Photo : Radio-Canada

Selon Larissa Holman de Garde-rivière des Outaouais, il est peut probable que cette maladie soit en cause cette année, en raison des niveaux élevés des cours d'eau.

Québec attend les résultats de l’analyse

Caroline Bujold, conseillère en communication au ministère québécois de la Forêt, de la Faune et des Parcs, a indiqué qu’il s’agissait d’une situation préoccupante puisque plusieurs espèces ont été touchées.

Le Ministère a été informé [mardi] matin. Notre équipe de biologistes s’est rendue sur place dans le secteur de la Lièvre [...] pour effectuer des prélèvements des poissons morts, a-t-elle expliqué.

Selon la porte-parole, les prélèvements seront analysés au Centre québécois sur la santé des animaux sauvages à Saint-Hyacinthe. Les résultats sont attendus d’ici quelques jours.

Selon l'organisme Garde-rivière des Outaouais, plus de 85 espèces de poissons vivent dans la rivière des Outaouais (Nouvelle fenêtre). C'est notamment le cas de l'anguille d’Amérique, de l'esturgeon de lac, du maskinongé, de la truite arc-en-ciel et de la perchaude.

Avec les informations de Laurie Fagan de CBC

Ottawa-Gatineau

Faune et flore