•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’Alberta lance ses consultations sur son futur plan environnemental

Un chevalet de pompage dans un champ de l'Alberta au coucher du soleil

Un chevalet de pompage en Alberta

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Marie-Pier Mercier

Le gouvernement de l’Alberta lance ses consultations avec l’industrie énergétique de la province sur son futur plan environnemental : le programme d’innovation technologique et réduction d’émissions (TIER) qui vise uniquement les grands émetteurs.

Sans surprise, depuis la prise de pouvoir des conservateurs, la taxe carbone a été abolie pour les particuliers. C'était une promesse phare du premier ministre Jason Kenney.

Selon le plan conservateur, ce seront seulement les grands émetteurs qui seront taxés. TIER est ainsi la pièce maîtresse de la stratégie climatique de la province.

« Pas question de taxer les Albertains qui veulent chauffer leur maison ou mettre de l’essence dans leur voiture », a répété le ministre de l’Environnement, Jason Nixon.

Pour évaluer leur nouvelle approche, le gouvernement consultera tout au long de l’été 150 acteurs de l’industrie énergétique de la province. Les Albertains sont aussi appelés à transmettre leur opinion sur le site du gouvernement.

Après les consultations, un projet de loi devrait être déposé lors de la session d'automne et entrer en vigueur le 1er janvier 2020.

Les grands émetteurs qui émettent plus de 100 000 tonnes de dioxyde de carbone par année auront ainsi quatre choix, selon le plan proposé :

  • réduire leurs émissions de 10 % par rapport à leur moyenne émise entre 2016 et 2018;
  • acheter des crédits d’entreprises qui ont atteint ou dépassé leurs cibles;
  • acheter des crédits d’entreprises qui ne sont pas réglementées par TIER, mais qui ont volontairement réduit leurs émissions;
  • contribuer au fonds TIER, qui servira à créer de nouvelles technologies qui permettront de réduire les émissions.

Il s'agit d'une approche semblable à celle proposée par les anciens gouvernements conservateurs et néo-démocrate en ce qui concerne les grands émetteurs.

« C’est un retour en arrière »

L’opposition néo-démocrate n’est pas du tout impressionnée par le plan conservateur. « Ils nous font reculer au modèle qui a échoué », affirme le député Deron Bilous.

Selon lui, en abolissant la taxe carbone et leur plan sur les énergies renouvelables, 30 000 emplois ont été perdus dans les six derniers mois.

Le plan sur les énergies renouvelables permettait à des entreprises de soumissionner afin de fournir de l'électricité abordable aux Albertains. Les conservateurs ont aussi mis fin au programme qui proposait des incitatifs aux entreprises et particuliers qui investissaient dans l'industrie solaire.

« Ce gouvernement a fait campagne sur les pipelines et les emplois, mais ils échouent dans les deux domaines », a-t-il ajouté.

Il affirme que ce n’est pas parce que les Albertains ne veulent pas de taxe sur le carbone qu’ils ne veulent pas un plan efficace pour lutter contre les changements climatiques.

Jason Nixon veut trouver un compromis entre environnement et économie.

Nous ne voulons pas trop réglementer et ainsi ralentir l’économie.

Jason Nixon, ministre de l'Environnement

Il ajoute que TIER restaurera la confiance des investisseurs envers l’industrie.

Alberta

Politique provinciale