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Une travailleuse sociale dénonce l’intolérance envers les minorités sexuelles

Une femme.

Julie Breault croit qu'il faut un effort collectif pour prévenir des incidents comme ceux en fin de semaine à Riverview.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Radio-Canada

Une responsable de l'inclusion scolaire croit qu'il faut un effort collectif pour prévenir des incidents comme ceux en fin de semaine à Riverview. Quelqu'un a vandalisé un passage à piétons aux couleurs de l'arc-en-ciel près d'une école secondaire, en plus d'y peindre des slogans homophobes.

Pour France Breault, travailleuse sociale en milieu propice à l'apprentissage et au mieux-être pour le district scolaire francophone sud, des actions comme celles perpétrées à Riverview ne sont pas acceptables.

Je pense que on a besoin de se mobiliser comme adultes, comme jeunes, de contribuer à enseigner, sensibiliser les gens par rapport à la diversité sexuelle et de genre, partage-t-elle.

Malgré les efforts de la ville de Riverview pour effacer les slogans homophobes, on peut toujours les apercevoir en marchant vers l'école secondaire. Sam Walsh, élève à Riverview High et porte-parole de la communauté LGBTQ+, s'en est pris à ce geste en s'adressant aux médias plus tôt cette semaine.

La traverse vandalisée.

Quelqu'un a utilisé une cannette de peinture en aérosol pour laisser des messages homophobes.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

La jeune activiste partage le point de vue de France Breault : une meilleure éducation doit être faite dans la communauté, afin de prévenir des incidents comme celui de cette traverse multicolore.

À Riverview High, on pensait qu'on avait fait comme plus de progrès

Sam Walsh, élève à Riverview High
Une fille.

Cet acte de vandalisme ébranle Sam Walsh et les élèves de Riverview High qui font partie d'une minorité sexuelle.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Mais éduquer les autres s'est avéré être une tâche plus difficile que ce à quoi la jeune activiste s'attendait. Elle a tenté, avec son groupe de l'Alliance de la diversité, d'organiser une série d'activités pour sensibiliser les gens à la diversité sexuelle, mais en vain.

On veut juste éduquer puis être acceptés dans nos communautés. C'est pas vraiment une chose difficile. On demande pas pour beaucoup. On veut juste les mêmes droits que toutes les autres personnes ont, dit la jeune femme.

France Breault est d'accord. Œuvrant elle-même dans les milieux scolaires, elle est bien consciente qu'il reste un gros travail à faire en ce qui a trait à la sensibilisation de la communauté, jeune et moins jeune, à cette cause.

Ça fait qu'on a une responsabilité, comme district scolaire, d'éduquer les gens, autant les adultes que les jeunes. Si pas plus les adultes mêmes, partage la travailleuse sociale.

La responsable de l'inclusion scolaire au District scolaire francophone Sud croit qu'il faut accroître la visibilité des minorités sexuelles dans les écoles.Elle aimerait voir des espaces sécuritaires pour ces jeunes, qui sont souvent mis à l’écart ou maltraités par les autres.

Elle soutient que c'est une cause pour laquelle tout le monde devrait se mettre la main à la pâte, en vue de créer un monde idéal où l'homophobie serait signe du passé. Elle est d'accord que cette éducation commence à l'école, mais croit fortement que davantage devrait être fait et ce, en dehors des salles de classe.

Les jeunes ne sont pas toujours à l'école. On a besoin de se mobiliser comme communauté aussi pis d'intervenir dans des situations comme celle-là de Riverview. Je pense que ça soit celle-là ou d'autres, la communauté a besoin de continuer à éduquer puis de se rassembler, dit Mme Breault.

Elle ajoute qu'il faut une discussion plus ouverte sur le sujet de la diversité sexuelle et du genre.

C'est de voir qu'on est capable d'en parler ouvertement dès la maternelle ou même avant, parce que là, ça serait aux parents. Donc moi je voudrais voir que ça fait partie du quotidien des gens comme que ça l'est déjà, mais dans les familles. Dans toutes les familles, soutient-elle.

Avec les renseignements de Michel Nogue

Nouveau-Brunswick

Communauté LGBTQ+