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Une patrouille de surveillance pourrait voir le jour à la plage de l'Aboiteau de Cap-Pelé

Une bouée de sauvetage.

Six stations de sauvetage sont installées sur la plage de l'Aboiteau, même si aucun sauveteur n'est embauché par l'endroit.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Radio-Canada

Les responsables de la plage de l'Aboiteau mettent en place de nouvelles mesures de sécurité sur leur plage.

À la suite d'un incident survenu à la plage de l'Aboiteau en fin de semaine alors qu'un garçon de 7 ans a échappé à la noyade, les responsables de la plage ont décidé de mettre sur pieds de nouvelles mesures visant à rendre l'endroit plus sécuritaire durant les années à venir.

La plage est réglementée par le village, qui pour sa part suit les recommandations qui se retrouvent dans le Guide des normes de sécurité pour les plages du Nouveau-Brunswick.

Pour les plages non supervisées, on retrouve des consignes comme l'installation d'une ligne de bouées de sauvetage visible, comme celle installée sur les prémisses de la plage de l'Aboiteau.

La plage de l’Aboiteau au Nouveau-Brunswick vise une certification internationale

La plage de l’Aboiteau (archives).

Photo : Tourisme Nouveau-Brunswick

La plage de Cap-Pelé s'est aussi dotée de six stations de sauvetage, même si aucun sauveteur n'est embauché par l'endroit. Ces endroits sont toutefois équipés de matériel de sauvetage nécessaire en cas d'incident.

Chacune de ces stations est munie d'une bouée de sauvetage, d'une longue perche pour atteindre une personne à une certaine distance dans l'eau ainsi qu'une corde.

Selon Julie Dupuis, directrice des loisirs et des installations pour le village de Cap-Pelé, beaucoup d'affiches sont installées sur la plage pour informer les gens qu'il s'agit d'une plage non surveillée. C'est pourquoi elle soutient que la meilleure sécurité est la supervision des parents.

C'est super important pour les parents de garder les enfants très près d'eux, parce que comme on a vu justement samedi, [un incident] se produit très rapidement. Idéalement, tous les enfants seraient en gilet de sauvetage quand ils sont à l'eau, dit-elle.

Dans l'éventualité où une noyade se produisait à la plage de l'Aboiteau, Julie Depuis indique que le Village ne serait pas à blâmer. Il est du devoir des visiteurs de profiter de l'endroit de façon sécuritaire.

Elle stipule toutefois que les employés de la plage sont formés pour agir en cas de noyade et pour prendre des dispositions nécessaires pour aider les personnes en détresse.

Donc qui appeler, quoi faire en cas de crise, comment garder les gens calmes, de s'assurer que ce qui peut être fait est fait. Mais nous, nos employés, ils ne sont pas formés pour aller dans l'eau, explique Mme Dupuis.

Une femme.

Julie Dupuis insiste sur la responsabilité des parents de garder un oeil sur leurs enfants lorsqu'ils visitent la plage.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Avec les milliers de visiteurs qui foulent chaque année la plage de l'Aboiteau, les responsables envisagent l'embauche d'une patrouille dans les années à venir. Ils sont conscients que les vacanciers se sentiraient plus en sécurité s'il y avait, sur place, des gens préparés à secourir des nageurs en détresse.

C'est une question qu'on prend en considération parce qu'on veut que les gens viennent ici, qu'ils profitent bien de la plage et qu'ils se sentent en sécurité, donc oui, c'est quelque chose qu'on envisage pour le futur, explique la directrice.

Des démarches ont été entreprises. Julie Dupuis explique qu'elle est présentement en contact avec Life Saving Society, un organisme au Nouveau-Brunswick. Leurs recommandations : que la plage de Cap-Pelé devienne une plage patrouillée.

Ça signifie qu'il n'y a pas de sauveteur qui est assis tout le temps, mais on a quand même quelqu'un qui a un certain niveau de formation qui se promène un peu partout le long de la plage et qui peut aller à l'eau , dit Mme Dupuis.

Cette patrouille ne verra pas le jour cette année, mais les responsables espèrent pouvoir commencer cette nouvelle mesure dès l'été prochain.

Mais malgré l'ajout d'un patrouilleur sur la plage, Julie Dupuis demande aux visiteurs d'être conscients qu'ils sont les premiers responsables de leur sécurité et de la sécurité des gens qui les accompagnent.

L'un des grands dangers selon elle, ce sont les matelas gonflables pour l'eau.

Il faut vraiment prendre en considération que le vent joue un gros facteur là-dedans et qu'avec le courant, ça ne prend qu'une seconde.

Des visiteurs un peu inquiets

La famille Roy est originaire du Québec et elle a profité d'un mardi ensoleillé pour s'installer sur la plage de l'Aboiteau pour la journée. Son arrivée à cette plage spécifique n'est pas le fruit du hasard, car elle avait entendu parler de l'endroit avant même de partir au Nouveau-Brunswick.

Une mère et ses trois enfants.

La famille Roy est venue visiter la plage de l'Aboiteau après qu'on leur ait conseillé une visite lors de leur séjour au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Je n'étais pas au courant qu'il n'y avait pas de sauveteurs, mais ce n'est pas un élément dissuasif pour venir ici. On s'était fait parler de la plage de l'Aboiteau, on nous avait dit que c'était très familial, partage la mère, en compagnie de ses trois enfants.

Elle croit que dans un monde idéal, toutes les plages devraient se munir de sauveteurs, mais que l'absence de ce service ne l'empêchera pas de profiter des joies de l'été.

Honnêtement, on est allé à la plage Parlee hier. Il y avait des sauveteurs, mais j'ai adopté le même comportement, avec des enfants on ne se fie pas aux sauveteurs pour surveiller nos petits, dit-elle.

Kathy Armstrong et son conjoint Jason Dunn, sont originaires de Moncton, mais sont venus s'étaler sur la plage de l'Aboiteau une dizaine de fois déjà cette année. Malgré leurs nombreuses visites, ils ne savaient pas qu'il n'y avait aucun sauveteur sur les lieux.

Je n'apporterai pas mes nièces et mes neveux ici maintenant que je le sais, parce que je ne connais pas les techniques de soin, souligne Mme Armstrong, qui ne cessera pas pour autant de venir ici avec ses amis.

Kathleen Gadd croit aussi qu'elle pourrait mieux profiter de sa journée avec sa petite fille si elle savait que des sauveteurs étaient présents.

La femme et son bébé.

Kathleen Gadd se sentirait plus en sécurité sur la plage se dotait de sauveteurs.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Avec les vagues, c'est beaucoup pour les enfants et je trouve que c'est difficile. Tu vois les personnes qui se font frapper par les vagues et de loin c'est difficile de savoir si elles sont correctes, dit-elle.

Avec les renseignements de Camille Bourdeau

Nouveau-Brunswick

Prévention et sécurité