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Protéger davantage les baleines noires : les pêcheries et les croisières épargnées

La baleine noire de l'Atlantique Nord est une espèce en voie de disparition. Il ne reste qu'environ 400 individus dans le monde.

Photo : Associated Press / Stephan Savoia

Jean-Louis Bordeleau

Le durcissement des mesures de protection des baleines noires ne devrait pas nuire à l'industrie des pêches ni à celle des croisières.

La pêche au homard et au crabe des neiges est déjà terminée dans la majorité des zones.

De leur côté, les bateaux de pêche à la crevette, au turbot ou au flétan qui sont toujours en mer circulent déjà à une vitesse de dix nœuds et moins dans le golfe du Saint-Laurent.

Croisières

À Gaspé, l'industrie des croisières s'attend à payer le prix de ces mesures de protection. À partir du moment où on élargit la zone, donc entre deux et trois heures de navigation, à une vitesse réduite de dix nœuds, on parle donc d'une augmentation du temps nécessaire, dit le chef d'Escale Gaspésie, Stéphane Ste-Croix. C'est là où, assurément, [il y aura] des retards et potentiellement des annulations pour le segment international dans les prochaines semaines.

Par contre, l'Association des croisières du Saint-Laurent estime que ces nouvelles règles ne risquent pas d'entraîner d'annulations supplémentaires, si l'on excepte l'escale du CTMA Vacancier qui a déjà annulé, la semaine dernière, son arrêt à Gaspé.

Ça peut correspondre à un ralentissement des navires de croisière, disons entre une à deux heures, estime le directeur général de l'Association, René Trépanier. Donc, c'est quelque chose qui est encore gérable.

Le bateau de croisière Norwegian Dawn dans la baie de Gaspé

Le bateau de croisière Norwegian Dawn dans la baie de Gaspé

Photo : Radio-Canada

Ce qui a été rajouté, ce sont quand même des mesures qui sont très favorables pour la préservation de l'espèce, et ça, ça nous importe énormément.

René Trépanier, directeur général de l'Association des croisières du Saint-Laurent

Ottawa a aussi annoncé qu'il allait tripler le nombre de vols de surveillance chaque semaine et qu'il allait investir 1,2 million dollars supplémentaires dans les interventions d'urgence auprès de mammifères marins en détresse.

Avec les informations de Martin Toulgoat

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Protection des espèces