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Reprise du service de traversier à Saint-Augustin après la mort d’un employé

Un aéroglisseur, dans l'eau, est immobilisé près d'une rive où des véhicules sont stationnés.

L'aéroglisseur reliant Saint-Augustin et Pakuashipi, sur la rivière Saint-Augustin en Basse-Côte-Nord (archives)

Photo : Société des traversiers du Québec

Djavan Habel-Thurton

Le service du traversier de la rivière Saint-Augustin en Basse-Côte-Nord a repris normalement après onze jours d'arrêt. La cause de la mort d’un de ses employés et de l’hospitalisation de deux autres demeure toutefois inconnue.

Le service de traversier régulier, aux heures, a repris lundi sur la rivière Saint-Augustin en Basse-Côte-Nord. C’est l’aéroglisseur VCA L'Esprit-de-Pakuashipi, qui permet la traversée de pour relier les villages de Saint-Augustin et de Pakuashipi.

Le 28 juin dernier, la mort d’un employé et l’hospitalisation de deux autres avaient forcé la suspension du service de traverse.

Les trois personnes avaient comme point commun de travailler dans le bâtiment de la Société des traversiers du Québec (STQ) et d'être des employés de la STQ.

Durant la période de suspension de la traverse par aéroglisseur, un hélicoptère assurait la liaison d’une rive à l’autre.

La STQ explique que ses employés ont été en mesure de réintégrer l’édifice principal où se déroule l’entretien de l’aéroglisseur.

Le mystère demeure entier

Des tests ont été faits par la STQ, la CNESST [NDLR Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail] et des experts indépendants. Tous ces tests-là se sont révélés négatifs, explique Alexandre Lavoie, conseiller en communication de la STQ.

Des échantillons d’air, d’eau et des frottis ont été réalisés sur les installations dès le lendemain de la mort de l’employé et analysés en laboratoire.

Aucune anomalie n’a été détectée tant dans l’air que dans l’eau, selon le porte-parole.

C’est donc tout à fait sécuritaire de réintégrer le bâtiment, garantit-il.

Des tests ont également été menés sur l’aéroglisseur en tant que tel.

On a éliminé toutes les pistes possibles où il aurait pu y avoir quelque chose qui clochait, de la contamination.

Alexandre Lavoie, conseiller en communication de la STQ

Le porte-parole rappelle qu’aucun lien n’a été démontré entre les opérations de la STQ et les événements en questions.

La STQ dit donc avoir appliqué un principe de précaution puisque les trois personnes affectées travaillaient dans le même bâtiment.

De son côté la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), indique toujours être en attente des résultats de l’autopsie menée sur l’employé qui a perdu la vie.

Détecteurs de gaz

Par mesure de précaution, la STQ requiert que ses employés sur place portent en tout temps un détecteur de gaz. Ceux-ci peuvent détecter toute présence de gaz anormale, explique Alexandre Lavoie, donnant l’exemple d’un excès de CO2 ou de gaz provenant de l’évaporation de carburant.

Retour au travail

La CNESST a émis un avis à notre endroit, et c’est important pour nous de l’avoir, pour dire qu’il n’y a pas de problème à réintégrer le bâtiment, affirme M. Lavoie.

Selon lui, les employés qui ont repris le travail sont rassurés par la quantité de tests menés sur place.

Les deux employés qui avaient été hospitalisés ont également recommencé à travailler.

L’enquête se poursuit et des tests sont toujours en cours.

Côte-Nord

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