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Des plongeurs enlèveront des munitions des épaves de la Seconde Guerre mondiale à T.-N.-L.

Photo sous-marine d'une des quatre épaves, couverte d'anémones de mer, et d'un plongeur.

Les quatre épaves équipées de canons et d'obus sont situées près de l'île Bell, au large de Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Gracieuseté - Ocean Quest Adventures

Patrick Butler

Une équipe de plongeurs-démineurs militaires enlèvera la semaine prochaine des munitions non explosées de quatre épaves de la Seconde Guerre mondiale situées au large de l’île Bell, à Terre-Neuve-et-Labrador.

Les quatre navires d’environ 120 mètres de long ont été coulés par des sous-marins allemands en 1942, quand l’île Bell était toujours le site de la plus grande mine de fer de l’Empire britannique.

Du 15 au 24 juillet, des démineurs de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes essayeront de déminer les quatre anciens navires marchands.

Cependant, la quantité de munitions non explosées qui sera récupérée n’est pas encore connue.

Neil Burgess, le président de l’Association de la préservation des épaves de Terre-Neuve-et-Labrador, explique que lors de la Seconde Guerre mondiale, les quatre bateaux transportaient régulièrement le minerai de fer de l’île Bell jusqu'à l’aciérie de Sydney, en Nouvelle-Écosse.

Un plongeur nage près du pont du navire.

Un plongeur explore l'épave du PLM 27, un ancien navire marchand abattu en 1942.

Photo : Gracieuseté

M. Burgess, qui a fourni des plans des bateaux à l’équipe de plongeurs qui se prépare à l'opération, note que même si les vaisseaux étaient des navires de commerce, ils étaient équipés de canons pour se protéger au cours du conflit.

Ces navires étaient typiquement munis d’entre 50 et 60 obus pour les canons, mais ils n’ont pas souvent été utilisés, observe-t-il. Les munitions étaient probablement gardées dans un casier quelque part sur le pont ou dans une cabine. C’est là où l'équipe espère les trouver.

On espère que les obus ne sont pas trop dangereux, mais s’ils ont une mèche, ils sont capables d’exploser et représentent un risque pour n’importe qui qui les touche.

Neil Burgess, président de l'Association de la préservation des épaves de Terre-Neuve-et-Labrador

Neil Burgess indique que la marine canadienne a effectué une plongée similaire il y a plusieurs années, mais il estime que depuis cette dernière opération, les épaves ont continué à rouiller, et que cette rouille pourrait faciliter l'accès aux munitions cachées.

Un paradis pour les plongeurs

Selon un communiqué de la Défense nationale, les munitions ne seront pas détruites sous l’eau afin de préserver les quatre épaves, qui sont devenues une destination adorée des plongeurs. Après plus de sept décennies sous l’eau, les anciens navires sont maintenant couverts de vie marine.

Des anémones de mer, des poissons et des crabes ont depuis colonisé les épaves, comme si elles étaient des récifs artificiels, explique Neil Burgess.

C'est probablement le site de plongée le plus populaire de Terre-Neuve, et il accueille des plongeurs locaux, mais aussi de partout dans le monde.

Neil Burgess, président, Association de la préservation des épaves de Terre-Neuve-et-Labrador

Lors du retrait des munitions, la GRC créera un périmètre de sécurité sur un rayon d’un mille marin (1,85 kilomètre) autour de chaque épave.

Selon la caporale Joelene Garland, ce périmètre fera en sorte que les plongeurs soient en toute sécurité, mais aussi que les gens qui se trouvent près du site de plongée ne soient pas en danger.

Le service de traversier entre Portugal Cove et l’île Bell ne sera pas perturbé par la plongée.

Après l’opération de nettoyage, les munitions seront transportées et détruites au champ de tir Cambrai, à Makinsons, à environ 80 kilomètres de Saint-Jean. Une partie de l’autoroute des anciens combattants sera fermée lors des détonations.

La Défense nationale indique que les résidents des environs peuvent s’attendre à environ 10 détonations contrôlées dans le champ de tir.

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Terre-Neuve-et-Labrador

Prévention et sécurité