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  • Depuis 1639, les Ursulines au service de la communauté québécoise

    Deux Ursulines au travail dans leur monastère.

    La communauté des Ursulines est présente à Québec depuis 1639.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Il y a 380 ans, des Ursulines se sont installées dans la ville de Québec. Portrait d’une communauté qui a beaucoup contribué au développement de la Nouvelle-France puis du Québec.

    Les religieuses arrivent!

    Des habitants de la ville de Québec, 1er août 1639

    Téléjournal, 30 juillet 1989

    L’histoire nous est racontée par la journaliste Luci Tremblay dans un reportage présenté au Téléjournal le 30 juillet 1989 soulignant la commémoration du 350e anniversaire de l’arrivée des Ursulines à la ville de Québec.

    Le 1er août 1639, le gouverneur de la Nouvelle-France, monsieur de Montmagny, voit son souhait exaucé.

    Voilà plusieurs années qu’il demande à la mère patrie que soient envoyées des religieuses. Il faut bien éduquer et soigner les habitants de la colonie pour que cette dernière prospère!

    Or, en ce jour d’été, six religieuses des congrégations des Augustines et des Ursulines débarquent à Québec pour accomplir ces tâches.

    Les sœurs Marie de l’Incarnation, Marie de Saint-Joseph et Cécile de Sainte-Croix, qu’accompagne une aristocrate, Madame de la Peltrie, vont inaugurer l’aventure des Ursulines en territoire de Nouvelle-France.

    Le 30 juillet 1989, à la place Royale et au Vieux-Port de Québec, est reconstituée l’arrivée des religieuses sous les cris d’allégresse des 200 personnes qui habitent alors la petite colonie.

    Une messe est également célébrée à laquelle assiste la gouverneure générale du Canada Jeanne Sauvé.

    Toutes ces festivités constituent un acte de reconnaissance.

    En effet, les Ursulines ont eu un rôle essentiel dans le développement de la Nouvelle-France et plus tard du Québec.

    Elles ont instruit des générations élèves dans ce qui est la plus vieille école pour filles en Amérique du Nord. 

    Des femmes de tête et de cœur

    Quand une ursuline voit un enfant, je pense qu’il y a quelque chose qui bouge dans son cœur.

    Cécile Dionne, supérieure générale des Ursulines, 2019

    Les Ursulines ont toujours eu à cœur leur vocation d’éducatrices.

    Aujourd'hui dimanche, 12 février 1989

    On réalise l’ampleur de l’engagement dans une entrevue qu’effectue l’animatrice d’Aujourd’hui dimanche Denise Bombardier avec sœur Rita Coulombe, supérieure du petit monastère de Québec.

    L’entrevue est diffusée le 12 février 1989.

    La mère supérieure parle des difficultés qu’a parfois eues dans l’histoire la communauté des Ursulines à réaliser sa mission éducative.

    Elle conteste par ailleurs l’idée que l’éducation des Ursulines est élitiste. Ce que cherchent les religieuses, c’est de développer le potentiel intellectuel, mais aussi pratique et l’humanité de ses élèves.

    Parfois le respect des vœux poussait certaines Ursulines à adopter des positions assez contestataires.

    En 1976, la journaliste Andréanne Lafond interviewe sœur Thérèse Sasseville.

    Femme d'aujourd'hui, 20 avril 1976

    L’entrevue diffusée à Femme d’aujourd’hui le 20 avril 1976 nous présente une religieuse soucieuse d’accomplir au mieux de ses connaissances sa mission d’éducatrice.

    C’est ainsi que, dans les années 1950, sœur Sasseville demande l’autorisation de franchir « la clôture », c’est-à-dire de cesser d’être cloîtrée, pour aller étudier à l’université afin de parfaire ses connaissances en pédagogie.

    Sœur Sasseville démontre aussi une forte conscience sociale.

    Par exemple, elle aimerait que sa congrégation utilise son salaire d’enseignante pour aider des familles démunies de la ville de Québec à se chauffer en hiver.

    Elle exhorte également sa communauté à distribuer les richesses qu’elle a accumulées par la vente de terrains entre autres.

    Ce cumul entre à ses yeux en contradiction avec le vœu de pauvreté qu’elle a exprimé en prenant le voile.

    Un legs aux Québécois

    En 2018, les Ursulines de Québec ont quitté le monastère où elles vivaient depuis 1642.

    Elles se sont installées dans une résidence aux Jardins d’Évangéline à Beauport.

    Les Ursulines de Québec : la dernière mission, 1er janvier 2019

    Ce déménagement, comme le souligne un reportage de la journaliste Catherine Lachaussée, Les Ursulines de Québec : la dernière mission, diffusé le 1er janvier 2019, amène la communauté à préparer la nouvelle vocation de leur ancienne demeure.

    Le monastère, situé dans le Vieux-Québec, constitue un exceptionnel héritage patrimonial qu’il faut gérer avec doigté.

    Comment préserver l’important fonds archivistique et muséal qui raconte avec minutie un large pan de la trajectoire du Québec?

    Comment protéger les bâtiments historiques tout en s’assurant de leur accessibilité au public?

    C’est à ces objectifs que se consacrent quatre religieuses demeurées dans le monastère pour garantir la transition.

    C’est ainsi que les Ursulines, même ayant quitté le Vieux-Québec, poursuivent par d’autres moyens leur mission d’éducation auprès du public.

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