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Taxe carbone : le Nouveau-Brunswick renonce à lancer sa propre contestation

Blaine Higgs à l'Assemblée législative devant des drapeaux du Nouveau-Brunswick et du Canada.

Blaine Higgs a confirmé que son gouvernement ne lancera pas sa propre contestation de la taxe carbone (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, laisse tomber son plan de lancer une contestation de la taxe carbone du fédéral devant les tribunaux, mais il précise que son gouvernement continuera d’intervenir dans celle de la Saskatchewan devant la Cour suprême du Canada.

Il aurait été insensé de dépenser l’argent des contribuables pour intenter une autre contestation et d’y présenter les mêmes arguments, a expliqué le premier ministre Higgs en entrevue à CBC.

La taxe sur le carbone est imposée au Nouveau-Brunswick et dans d’autres provinces parce qu'elles n'ont pas développé un plan de tarification des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui réponde aux critères énoncés par le gouvernement Trudeau en 2016.

La taxe est établie à 20 $ pour chaque tonne de GES en 2019. Elle augmentera de 10 $ par année pour atteindre 50 $ la tonne en 2022. Le but est d’entraîner une diminution des émissions polluantes.

La taxe est aussi imposée ou annoncée en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. L’Ontario et la Saskatchewan ont lancé des contestations qui ont échoué devant les tribunaux provinciaux. Le Nouveau-Brunswick était un intervenant dans les deux cas et il va le demeurer quand la Saskatchewan défendra sa cause devant la Cour suprême.

Entre-temps, indique Blaine Higgs, le procureur général du Nouveau-Brunswick va se réunir avec ses homologues d’autres provinces pour discuter des prochaines étapes.

Le gouvernement Higgs avait annoncé le 5 décembre 2018 qu’il lancerait sa propre contestation, mais il n’avait encore entrepris aucune démarche à cet effet.

Le gouvernement fédéral reconnaît que son programme va entraîner une hausse du coût de la vie, mais il promet de rendre sous forme de crédit d’impôt l’argent aux contribuables des provinces qui paient la taxe carbone.

Un piston dans une station-service.

La taxe sur le carbone a fait augmenter le prix de l'essence à la pompe de 4,42 ¢ le litre le 1er avril au Nouveau-Brunswick.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Blaine Higgs a précisé qu’il s’oppose à la taxe carbone en partie parce qu’il craint que des politiciens fédéraux trouvent à l’avenir un autre moyen de dépenser ces fonds.

Les libéraux de Justin Trudeau expliquent que le crédit d’impôt varie selon la province et le nombre de personnes par foyer. Le fédéral estime que 80 % des Canadiens recevront ainsi plus d’argent qu’ils en paient en taxe carbone.

Les foyers définis comme comptant 2,6 personnes en moyenne et qui ont demandé cette mesure dans leur déclaration de revenus 2018 auraient reçu un crédit d’impôt de 248 $ au Nouveau-Brunswick, de 300 $ en Ontario, de 336 $ au Manitoba ou de 598 $ en Saskatchewan.

L’Alberta a laissé tomber son propre plan de taxe carbone en juin. Le fédéral a ensuite annoncé que sa taxe carbone entrera en vigueur dans la province le 1er janvier 2020.

La cheminée de la centrale dégage un épais panache de vapeur

La centrale thermique d'Énergie NB à Belledune est l'un des plus importants émetteurs de gaz à effet de serre de la province (archives).

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Les gouvernements provinciaux qui s’opposent à la taxe carbone devraient cesser de la contester et plutôt se concentrer sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, estime le député libéral de Fredericton, Matt Decourcey.

Le premier ministre Higgs devrait aussi renoncer à intervenir dans l’appel de la Saskatchewan en Cour suprême, ajoute le député fédéral.

Avec les renseignements de Peter Zimonjic et de Vassy Kapelos, de CBC

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