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La mère de deux fillettes poignardées à mort témoigne au procès du père, Andrew Barry

Photo d'une mère et deux petites filles souriantes aux cheveux blonds.

Sarah Cotton, la mère des fillettes, a expliqué au jury ses inquiétudes à laisser Chloe et Aubrey chez leur père, à Noël.

Photo : CBC / Ryan MacDonald Photography

Radio-Canada

Sarah Cotton a témoigné devant jury de ses derniers contacts avec ses deux fillettes, mortes poignardées, lors du procès de son ex-conjoint. Andrew Berry est accusé de meurtre au deuxième degré de leurs deux filles, Chloe et Aubrey, le jour de Noël 2017 à Oak Bay, près de Victoria.

À la barre, elle a raconté comment leur relation a débuté en 2009, quand ils étaient tous deux étaient employés de la société des traversiers BC Ferries.

Elle a confié que leur relation s’était détériorée après la naissance de leur première fille, Chloé, âgée de 6 ans à son décès. Sa soeur Aubrey avait 4 ans.

La Couronne a rappelé qu’Andrew Berry avait démissionné de son travail en mai 2017 et qu’il éprouvait des difficultés financières au point que l’électricité lui avait été coupée et qu’il risquait une expulsion de son logement avant la fin de l’année.

Son ex-conjointe a confié qu’aux environs de Noël, ils ne communiquaient principalement que par courriel et par textos pour la répartition des engagements parentaux.

Andrew Berry devait avoir la garde de ses filles le 21 décembre, à partir de 17 h, jusqu’au jour de Noël à midi, avant que Sarah Cotton ne prenne le relais pour les prochaines 24 heures.

Lumières éteintes

La mère se souvient être passée devant l’appartement d’Andrew Berry en voiture avec ses filles et avoir remarqué l’absence de lumières.

J’ai dit aux filles : on dirait que papa n’est pas à la maison.

Sarah Cotton

L’une de ses filles lui aurait répondu qu’il était bel et bien chez lui, mais qu’ils utilisaient des lampes de poche, comme au camping.

La voix étranglée par le chagrin, elle a poursuivi en disant qu’elle a tout de même déposé ses filles chez leur père, sans s’empêcher de penser qu’elles n’auraient pas d’électricité pour Noël. 

Sarah Cotton dit avoir envoyé un courriel à Andrew Berry pour lui faire part de ses inquiétudes, mais n’a reçu aucune réponse.

La mère a vu ses filles pour la dernière fois le 22 décembre, lorsqu'elle a déposé la peluche préférée de sa fille Chloe chez leur père.

Elles ont demandé : Maman, combien de nuits avant de te revoir ?

Sarah Cotton

J’ai répondu : ''Ça devrait être trois.'' J’ai dit ''ça devrait'' car j’espérais les récupérer si Andrew n’avait pas d’électricité.

J’ai dit que je les aimais, a confié la mère au jury. Et je les ai étreintes.

Avec les informations de Jason Proctor, CBC

Colombie-Britannique et Yukon

Faits divers