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Saint-Albert vote à l’unanimité pour abolir les thérapies de conversion

Natalie Joly, devant l'hôtel de ville de Saint-Albert.

Le conseil municipal de Saint-Albert a voté à l'unanimité pour bannir les thérapies de conversion sur son territoire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le conseil municipal de Saint-Albert, au nord-ouest d’Edmonton, a voté à l'unanimité, lundi, en faveur d'une motion pour bannir les thérapies de conversion sur son territoire.

L'administration peut maintenant commencer à rédiger un règlement, qui devrait être prêt pour révision d'ici la fin de l'année.

« Je suis très fière de travailler avec vous, chers collègues », a déclaré la mairesse de Saint-Albert, Cathy Heron, sous les applaudissements.

La thérapie de conversion tente de changer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne par le biais de conseils ou d’enseignements religieux.

Ce n’est pas une pratique connue dans cette municipalité, mais l’objectif est de démontrer que cette communauté est accueillante pour les personnes LGBT.

« Les municipalités ont l’occasion de montrer leur leadership », a dit la conseillère municipale Natalie Joly, celle qui est à l'origine de l'initiative.

Le débat intervient un mois après que le ministre de la Santé de l'Alberta, Tyler Shandro, eut déclaré que le mandat du groupe de travail chargé d'étudier la question s’était éteint avec l’ancien gouvernement.

Cette décision a d'ailleurs grandement été critiquée par les députés de l’opposition.

Plusieurs témoignages contre les thérapies de conversion

Tour à tour, des citoyens et des politiciens se sont succédé pour convaincre le conseil d’aller de l’avant avec la motion, dont le député fédéral libéral d’Edmonton-Centre, Randy Boissonnault, ouvertement gai.

« Si vous allez de l’avant, vous allez être du bon côté de l’histoire. Vous allez vous assurer que vos, nos enfants sont protégés », a-t-il dit.

Selon lui, chaque ordre de gouvernement se doit de protéger ses citoyens. Il a expliqué que son gouvernement était en train de regarder les possibilités afin d’inclure dans le Code criminel des articles interdisant les thérapies de conversion.

« Nous allons nous pencher là-dessus cet été et si nous avons un autre mandat, je vais fortement encourager mon gouvernement d’aller de l’avant avec ce problème », a-t-il affirmé.

Le gouvernement fédéral avait toutefois rejeté une pétition publique, lancée par un défenseur de la communauté LGBT de Lethbridge, visant à interdire les thérapies de conversion en février.

Des membres de l’église se sont aussi prononcés contre les thérapies de conversion. C’est le cas de Mervin Gallant de l’Église unie de Saint-Albert.

« Nous croyons que les personnes LGBTQ2S+ ont été créées à l’image de Dieu. Nous croyons qu’elles sont aimées par Dieu. Nous croyons que de tenter de changer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne est inefficace et nocif », a-t-il dit.

Vancouver a été la première ville canadienne, en juin 2018, à interdire aux entreprises de proposer des thérapies de conversion.

Le Parti vert de la Colombie-Britannique a, à son tour, déposé en mai un projet de loi interdisant la pratique dans la province.

S’il est adopté, la Colombie-Britannique se joindra au Manitoba, à l'Ontario et à la Nouvelle-Écosse, des provinces qui ont, depuis 2015, légiféré contre cette pratique.

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