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Des microalgues pour produire des cannabinoïdes

Une personne montre un échantillon de microalgue dans un contenant transparent

Des chercheurs de l'UQTR espèrent pouvoir produire en laboratoire des molécules thérapeutiques, comme le cannabinoïde, grâce à des microalgues.

Photo : Radio-Canada

Jérôme Roy
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des scientifiques de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) tentent de produire des molécules thérapeutiques, comme les cannabinoïdes, à partir de microalgues génétiquement modifiées.

La Chaire de recherche sur l'ingénierie métabolique des microalgues (IMMA) a été lancée lundi après-midi.

Dans son laboratoire, l'équipe menée par la professeure Isabel Desgagné-Penix, souhaite prélever des gènes sur des plantes pour ensuite les insérer à l'intérieur des microalgues.

La professeure Desgagné-Penix espère que dans quelques années, la Chaire de recherche permettra la production commerciale de cannabidiol (CBD) et de tétrahydrocannabinol (THC).

Selon elle, les microalgues ont un potentiel très intéressant.

« Souvent, les plantes qui vont produire des médicaments vont les produire en très petite quantité, illustre-t-elle. D'où l'intérêt de faire l'ingénierie métabolique des microalgues pour en produire en plus grande quantité. Et souvent, ces médicaments-là, dans les plantes, ils sont présents à travers une panoplie de molécules, comme une soupe de molécules. Donc dans les microalgues, on peut vraiment cibler la production d'une molécule très pure, très concentrée. »

Le professeur au département de chimie Pierre Bénard, le recteur de l'UQTR Daniel McMahon et la professeure Isabel Desgagné-Penix.

Le professeur au département de chimie Pierre Bénard, le recteur de l'UQTR Daniel McMahon et la professeure Isabel Desgagné-Penix.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Roy

Déjà, elle assure qu’une première étape a été franchie avec succès, permettant d’entreprendre le développement des méthodes et des protocoles.

En plus de la professeure Desgagné-Penix, l’équipe est composée de 2 professionnels de recherche et de 20 étudiants.

Un projet qui intéresse le privé

La nouvelle chaire de recherche bénéficie d'un financement de deux millions de dollars.

Indice démontrant le potentiel économique du projet, un partenaire industriel ontarien spécialisé dans le domaine, Aglae-C, a investi 963 006 $.

D’autres entreprises auraient manifesté leur intérêt, assure la professeure Desgagné-Penix.

En plus de viser la production commerciale de molécules thérapeutiques, les recherches menées à l’UQTR permettraient, indirectement, de rendre la production de biocarburant économiquement rentable.

« La problématique, avec les biocarburants à partir de microalgues, c'est que ce n'est pas vraiment rentable. Donc, d'ajouter la production d'une molécule pharmaceutique, par exemple, va rendre la production plus rentable », explique la professeure.

Deux subventions complètent le financement de la Chaire de recherche IMMA. L’organisme Mitacs verse 535 333 $, alors que le Conseil des recherches en sciences naturelles et en génie du Canada accorde 525 000 $ au projet.

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