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Loi sur les milieux humides : une exception pour l'Abitibi-Témiscamingue?

Quenouilles

Le ministre de l'Environnement, Benoit Charrette, a déclaré devant le comité de la Fédération québécoise des municipalités que la loi pourrait être changée.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques pose des problèmes à plusieurs gestionnaires de projets en matière de développement économique dans la région.

L'Abitibi-Témiscamingue pourrait toutefois être exclue de cette loi ou du moins bénéficier d'exceptions.

Les promoteurs qui souhaitent implanter un projet en milieux humides doivent payer de fortes compensations monétaires, en raison de la loi qui est en vigueur depuis septembre 2018. En Abitibi-Témiscamingue, selon Canards Illimités Canada, 50 % du territoire est constitué de milieux humides. On est enterré de milieux humides, lance le commissaire industriel de Val-d'Or, Jean-Yves Poitras, spécifiant qu'il n'approuve pas que l'argent lié aux compensations sorte de la région.

Un étang

Un étang

Photo : Radio-Canada

Selon la consultante et ex-directrice générale de la MRC de l'Abitibi-Ouest, Nicole Breton, qui participe à un comité de travail avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), la région a toutes les raisons d'être optimiste.

Le ministre de l'Environnement, Benoit Charrette, a déclaré devant le comité de la Fédération québécoise des municipalités que la loi pourrait être changée.

Le ministre a lui-même cité l'Abitibi-Témiscamingue comme étant un cas d'exception, alors c'est ce qui me rend optimiste, affirme Mme Breton.

À La Sarre, le développement du parc industriel est mis en attente. Les entreprises qui font du recyclage de métaux et qui posent problème à des citoyens auraient même pu s'installer dans le parc industriel, s'il n'y avait pas eu de compensations élevées.

Le maire Yves Dubé se réjouit donc de constater qu'il pourrait y avoir des changements.

Pour nous, concrètement, si la loi change, ça nous permettra de construire sur plusieurs terrains vacants et développer notre parc industriel, dit-il. [...] À La Sarre, 44 % de la superficie de notre municipalité est en milieu humide. Nous sommes bloqués, même en matière de développement résidentiel, en raison de l'impact des redevances.

Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers, voudrait que la loi soit modulée et non pas appliquée de façon uniforme. Il faut gérer ça selon les enjeux d'une région à l'autre, croit-il.

Le cabinet du ministre de l'Environnement a décliné notre demande d'entrevue. Par courriel, l'attaché de presse du ministre écrit que le ministère est à amorcer une réflexion approfondie tant sur les changements à apporter et sous quelle forme ceux-ci devront être apportés.

D'autres rencontres sont prévues à la fin du mois de juillet pour discuter des enjeux de la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques.

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