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L'Assemblée des Premières Nations veut se faire entendre avant le Conseil de la fédération

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations serre la main de participants sur scène.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, veut s’assurer que les préoccupations des Premières Nations font partie de toutes les discussions et décisions du Conseil de la fédération.

Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK

Romain Chauvet

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, rencontre mardi les premiers ministres, dirigeants territoriaux et représentants autochtones dans la Première Nation de Big River. Il espère défendre ses intérêts avant le Conseil de la fédération.

Perry Bellegarde rappelle une nouvelle fois l’importance d’avoir une présence autochtone lors des réunions, la seule façon d’assurer le respect des droits, titres et compétences, selon lui. L’APN a confirmé sa participation à la rencontre précédant le Conseil de la fédération par voie de communiqué.

Je participerai à une table ronde afin d'assurer que les Premières Nations sont présentes à toutes les discussions et à toutes les décisions qui touchent ce que nous avons de plus précieux : nos enfants et nos familles.

Perry Bellegarde, chef de l'Assemblée des Premières Nations

La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, qui a reçu la sanction royale le 21 juin, a encouragé le chef de l’APN à participer à la rencontre.

Cette loi confère aux Premières Nations des pouvoirs en ce qui trait à l’élaboration de leurs propres systèmes sur le bien-être des enfants, souligne-t-il.

Les premiers ministres de l’Île-du-Prince-Édouard, Denis King, de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, de l’Ontario, Doug Ford, et de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, n’ont pas participé à la rencontre de mardi pour différentes raisons.

Ils devraient néanmoins tous être présents pour le début du Conseil de la fédération mercredi, à Saskatoon.

Depuis la création du Conseil de la fédération, la journée qui précède cette rencontre estivale est consacrée à des échanges avec des dirigeants autochtones.

Des attentes et des absents

Depuis plusieurs années, des dirigeants autochtones demandent à être inclus dans le Conseil de la fédération. Ils estiment que leurs nations constituent un troisième ordre de gouvernement qui devrait faire partie du Conseil de la fédération.

Lors de la précédente rencontre sur les questions autochtones organisée l’année dernière à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, trois importants organismes autochtones avaient refusé d’y participer, dont l’APN.

Les groupes absents réclamaient entre autres des relations plus respectueuses et une inclusion des Premières Nations lors des rencontres du Conseil.

Le chef de l’APN espère que la rencontre préparatoire de cette année changera la donne. La volonté d'inclusion et de collaboration avec les Premières Nations est constructive et productive, et engendre de meilleures décisions et de meilleurs résultats pour notre peuple et tout le Canada, dit-il.

Les dirigeants de l’Inuit Tapiriit Kanatami ne pourront pas participer à la rencontre sur les questions autochtones.

Par ailleurs, un nouveau rapport publié ce mardi indique que les enfants des Premières Nations font face au niveau de pauvreté le plus élevé du pays.

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