•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouvelle contestation judiciaire de l’expansion du pipeline Trans Mountain

Deux épaulards à la surface de l'eau

Les épaulards résidents du sud de la Colombie-Britannique sont une espèce menacée.

Photo : Mark Malleson

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral n'a pas assumé sa responsabilité de protéger l’espèce en danger des épaulards résidents du sud de la Colombie-Britannique lorsqu’il a approuvé l'expansion du pipeline Trans Mountain, selon une nouvelle action en justice intentée par des groupes environnementaux.

Ecojustice a déposé cette requête devant la Cour d'appel fédérale au nom de la Raincoast Conservation Foundation et de la Living Oceans Society. Ces groupes demandent que la Cour rejette la plus récente approbation d'Ottawa pour l'agrandissement du pipeline.

La directrice du programme nature pour Ecojustice, Margot Venton, avance que cette contestation a lieu à un moment critique pour ces épaulards en voie de disparition.

« Il s’agit pour nous de savoir si le gouvernement a le pouvoir de rapprocher de sa mort une espèce menacée d'extinction. Cette question doit être réglée devant les tribunaux », estime-t-elle.

Il ne reste que 76 épaulards résidents du sud, et les écologistes affirment qu'une augmentation du trafic de navires liée à l'expansion du pipeline, ainsi qu'un danger de déversement de pétrole, exposerait davantage les animaux à l'extinction.

Un rapport publié cette année par l'Office national de l'énergie a corroboré ces préoccupations, suggérant que le projet aurait des « effets néfastes importants » sur les épaulards.

Selon Margot Venton, les organismes de protection de la nature s'inquiètent également de l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone qui suivront l'expansion du pipeline, notamment des émissions résultant de l'extraction du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta, de son transport et de sa combustion à l'étranger.

Les mêmes groupes environnementaux avaient réussi une première fois à convaincre le tribunal de renverser l'approbation du cabinet pour l'agrandissement du pipeline.

L'été dernier, la Cour d'appel fédéral a statué que le Cabinet n'avait pas respecté la Loi sur les espèces en péril et n'avait pas consulté les Premières Nations de manière adéquate.

Ottawa a depuis fait de nouvelles consultations et approuvé une deuxième fois le projet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Justice