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Vol de données chez Desjardins : Scheer réclame des solutions à Ottawa

Logo de la Caisse Desjardins.

Logo de la Caisse Desjardins

Photo : Radio-Canada

Jean-François Nadeau

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, réclame des solutions au gouvernement fédéral pour protéger rapidement les 2,9 millions de victimes du vol de données chez Desjardins et pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise.

Andrew Scheer a d'ailleurs mandaté Pierre Paul-Hus pour trouver une solution.

Le député de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles est aussi vice-président du Comité permanent de la sécurité publique et nationale. Pierre Paul-Hus va demander une réunion d'urgence du comité.

C'est urgent. Les gens sont inquiets, avec raison. On parle beaucoup de Desjardins, mais c'est une problématique qui aurait pu arriver dans n'importe quelle banque. C'est pour ça qu'on veut voir immédiatement ce qu'on peut faire pour aider les gens et éviter que ça ne se reproduise, affirme-t-il.

Il estime que le gouvernement canadien n'en fait pas assez pour protéger les clients des institutions financières.

On a besoin des fonctionnaires. On a besoin des différents départements du gouvernement pour nous informer de ce qui peut être fait. Depuis deux semaines, le gouvernement de Justin Trudeau ne nous a rien dit, soutient Pierre Paul-Hus.

Changement de NAS réclamé

Un citoyen de Québec, Pierre Langlois, a lancé une pétition qui réclame la possibilité pour les victimes de changer de numéro d'assurance sociale.

Au moment d'écrire ces lignes, la pétition comptait un peu plus de 83 000 signatures.

Le reportage de Guylaine Bussière

Il s'agit d'une démarche hâtive, selon le ministre des Finances du Québec, Éric Girard.

À ce stade-ci, on est dans la gestion de l'incident. Je suis très satisfait de ce que Desjardins fait. Ils sont proactifs. Quant aux leçons qu'il faut tirer à moyen terme, je suis en train de regarder ça avec l'AMF [Autorité des marchés financiers]. Il y a d'autres pistes de solution, affirme-t-il.

Le changement de numéro d'assurance sociale est complexe à faire et ne constitue pas une solution efficace, selon le président du Bureau canadien du crédit, Sylvain Paquette.

Ça va embourber le système administratif du gouvernement et ça n'empêche pas la fraude. Si vous changez votre numéro d'assurance sociale, vous allez devoir aviser toutes les institutions avec qui vous avez fait affaire depuis peut-être 30 ou 40 ans. Si l'institution n'a pas été avisée, le fraudeur peut se faire encore passer pour vous, explique-t-il.

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