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La cuisine pour favoriser l’intégration des réfugiés

Des plats de plastique avec de la nourriture déposés sur le comptoir d'une cuisine.

Des réfugiés de Rimouski cuisinent avec des produits québécois.

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Pérouma

Radio-Canada

Des groupes communautaires de Rimouski multiplient les efforts depuis deux ans pour faciliter l'intégration des réfugiés qui s'établissent dans la ville. L'un des moyens utilisés est un cours de cuisine avec des produits québécois.

En janvier 2017, la Ville de Rimouski a été désignée ville d'accueil de réfugiés au Québec, alors que des réfugiés et migrants syriens arrivaient en grand nombre au Canada fuyant la situation dans leur pays. L’objectif était d’accueillir 200 réfugiés en deux ans à Rimouski.

Deux ans plus tard, à l'été 2019, l'objectif est presque atteint : 157 réfugiés se sont établis à Rimouski et à peine une dizaine ont quitté la région pour d'autres villes.

Un des outils pour mieux intégrer ces nouveaux arrivants est une cuisine collective. Elle a pour but de briser l'isolement, de faciliter l'apprentissage du français et d’initier les nouveaux venus aux pratiques culinaires locales, qui sont notamment fort différentes des pratiques africaines.

Ils n'ont pas l'habitude de cuisiner avec un four. Donc, apprendre qu'il faut mettre le poulet dans un plat et non sur la grille, explique par exemple la bénévole du Collectif Trait d’union, Colette Schoonbroodt.

Les bénévoles leur apprennent également comment cuisiner certains produits locaux qu’ils ne connaissent pas.

Une étudiante de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) originaire de République centrafricaine, Danielle Yaboungou, participe à ces ateliers avec d’autres réfugiés centrafricains, congolais et colombiens entre autres.

Lors de ces activités, on se retrouve ensemble, on cuisine, ça nous rappelle des choses et on apprend des choses aux Québécois et on apprend aussi de leur culture.

Danielle Yaboungou, étudiante de l’UQAR et réfugiée de République centrafricaine

Une fois ses études terminées, l’étudiante voudrait trouver un travail et fonder une famille à Rimouski.

Plus de réfugiés ont recours à l’aide alimentaire

Il y a deux ans, Moisson Rimouski-Neigette aidait environ 25 réfugiés. Aujourd’hui, ce nombre a augmenté à 89.

Le directeur de l’organisme, Louis Vézina, s’attend à aider une soixantaine de réfugiés de plus dans la prochaine année.

Des légumes sur un comptoir avec une planche et un couteau.

Les cours de cuisine ont lieu environ une fois par mois, sauf pendant l'été.

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Pérouma

Pour l’instant, l’organisme peut répondre à la demande parce que sa clientèle régulière est légèrement en baisse.

Le directeur général estime toutefois que Moisson Rimouski-Neigette aura besoin de plus de ressources. C'est sûr que ce n'est pas une chose qu'on pourra faire à long terme. Il va falloir qu'on ait de l'aide, dit M. Vézina.

Selon M. Vézina, les réfugiés fréquentent surtout la banque alimentaire lorsqu’ils n’ont pas encore d’emploi.

La présidence d'Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent, Danielle Dufresne, explique que les réfugiés veulent souvent travailler dès leur arrivée au Québec. Ils doivent toutefois compléter une partie de leur processus d'intégration pour être en mesure de le faire, ce qui les place parfois dans une situation de précarité.

D'après les informations de Denis Leduc

Bas-Saint-Laurent

Immigration