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Une oeuvre de rue pour ralentir la circulation à Saint-Jean de Terre-Neuve

Une murale d'un casse-tête couvre une section de la rue Graves.

Des résidents du quartier résidentiel Rabbittown, à Saint-Jean, espèrent que cette nouvelle murale va inciter les automobilistes à être plus vigilants.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Patrick Butler

C’est un nouveau projet jamais vu à Terre-Neuve : peindre de l’art sur la rue pour capter l’attention des conducteurs et ralentir la circulation.

Depuis dimanche, des résidents de Rabbittown, à Saint-Jean, transforment une partie de la rue Graves en murale. Un immense casse-tête bleu couvre complètement un virage de la route près du centre communautaire du quartier, un endroit fréquenté par des dizaines de jeunes quotidiennement.

On a un problème avec la circulation. Les gens conduisent trop vite dans ce quartier, raconte la directrice générale du centre communautaire de Rabbittown, Lillian Lush.

Mme Lush indique que le centre communautaire avait d’abord considéré de construire un dos-d’âne ou un passage piéton pour encourager les automobilistes à ralentir, mais elle raconte que la conseillère municipale, Maggie Burton, lui a enfin recommandé de faire un projet d’art.

Deux filles mettent de la peinture sur les mains.

Des dizaines de jeunes du quartier ont participé à la création du projet d'art.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Je suis immédiatement tombée amoureuse avec cette idée.

Lillian Lush, directrice générale, centre communautaire de Rabbittown

D’autres villes au Canada ont déjà utilisé de l’art de rue pour inciter les automobilistes à ralentir et à être plus vigilants aux intersections.

À Montréal, par exemple, des passages pour piétons ont été peints en trois dimensions. À Toronto la Ville a aussi peinturé certaines voies de tramway en rouge pour rappeler aux conducteurs de rester dans leur propre voie.

Des empreintes de mains sur la murale.

Des jeunes et des employés du centre communautaire ont passé dimanche et lundi à peindre la murale.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Dimanche, des employés du centre communautaire et des résidents du quartier ont passé 13 heures à attacher du ruban et peindre le pavé. Des jeunes ont travaillé toute la journée lundi pour finir l'oeuvre d'art.

On voit déjà que ça fait une différence. La majorité des véhicules sont en train de ralentir, indique Lillian Lush. Ça marche et on espère que ça va continuer à marcher.

Une murale inspirée de la communauté

Stephanie Poirier, l’employée du centre communautaire qui a conçu la murale, explique qu’elle voulait peindre un arbre parce qu’on s’est dit que nous sommes tous fortement enracinés dans cette communauté et parce qu’il y a beaucoup de jeunes qui grandissent ici.

Les pièces de casse-tête représentent la manière dont nous nous intégrons tous dans la communauté.

Portrait Stephanie Poirier. En arrière d'elle, la rue Graves et la murale.

Stephanie Poirier, l'artiste qui a conçu le projet d'art

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

L’artiste se dit surtout fière que le projet d’art va à la fois contribuer à la beauté du quartier et rendre la rue Graves plus sécuritaire.

J’étais émue à un moment donné parce qu’il y avait tellement beaucoup de gens qui venaient voir ce qu’on faisait et qui étaient intéressés par notre travail. C’était formidable.

Terre-Neuve-et-Labrador

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