•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Il y a 30 ans, une grange était transformée en théâtre au Bic

Photo d'archives en noir et blanc. Deux camions tirent une grange sur une route.

La grange qui allait devenir le Théâtre du Bic a été déménagée du parc du Bic vers son emplacement actuel en 1988. (Archives)

Photo : Courtoisie Benoit Vaillancourt

Julie Tremblay

Transformer une grange en théâtre, c'est le projet fou qui a vu le jour, il y a 30 ans, au Bic.

[Avec la troupe du Théâtre les gens d'en bas], on occupait déjà cette grange-là qui était située à l'entrée du camping du Bic, se rappelle l'un des fondateurs de la grange-théâtre, Benoît Vaillancourt.

Quand la SÉPAQ est devenue responsable du parc, elle voulait la détruire, la Municipalité ne voulait pas, [...] alors à un moment donné il y a eu une réunion avec des fonctionnaires et des représentants municipaux et ils ont dit : “si vous l'aimez tellement votre vieille grange, on va vous la donner!”, raconte-t-il.

L'un des fondateurs du Théâtre du Bic, Benoît Vaillancourt

L'un des fondateurs du Théâtre du Bic, Benoît Vaillancourt

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

C'est ainsi que la grange a été transportée par camion sur plus de quatre kilomètres, puis transformée en théâtre. Un projet d'un demi-million de dollars à l'époque.

[La compagnie] Hénault et Gosselin [a] mis ça sur un camion, on a élargi l'entrée du village qui n'était pas assez large et on a monté la côte. On s'est en venus ici, mais il y avait beaucoup de sceptiques qui disaient : "ça ne montera jamais la côte cette affaire-là!"

Benoît Vaillancourt, fondateur du Théâtre du Bic
Photo d'archives en noir et blanc. Deux hommes font des travaux de menuiserie.

L'aménagement de l'intérieur de la grange qui allait devenir le Théâtre du Bic.

Photo : Benoit Vaillancourt

La création du Théâtre du Bic a ainsi permis de faire découvrir le théâtre aux gens de la région, mais aussi de faire découvrir la région aux passionnés de théâtre.

Après la création du théâtre, il y a eu une évaluation nationale de toutes les compagnies de théâtre. Ils sont tombés sur notre cas et ils ont dit : "ça se peut pas, ils sont comparables au Théâtre de Quat'Sous, au Théâtre d'Aujourd'hui, tant pour la qualité de ce qu'ils font que pour le fait qu'ils gèrent une infrastructure", et là on a été financés au national de façon beaucoup plus grande, poursuit Benoît Vaillancourt.

Photo d'archives en noir et blanc. Cinq comédiens rient sur une scène.

Le directeur artistique du Théâtre les gens d'en bas, Eudore Belzile (en bas à gauche) et Benoît Vaillancourt (en haut à droite) étaient complices en théâtre bien avant la création du Théâtre du Bic. Ici en compagnie de Daryelle Belzile, Martin Dion et Raymond Guertin dans une production du Théâtre les gens d'en bas en 1978-1979.

Photo : Courtoisie/Théâtre du Bic

Qui plus est, le théâtre a réussi à attirer des productions internationales en français, mais aussi en anglais et en espagnol.

J'ai vu des programmes de tournées de compagnies, c'était écrit Tokyo, Ottawa, Vancouver, Le Bic, Berlin. C'est quand même chouette!

Benoît Vaillancourt

Depuis, plus de 300 pièces ont été présentées au Bic, dont près d'une centaine produites par le Théâtre les gens d'en bas.

Quelque 300 000 spectateurs se sont déplacés pour les voir et ce n'est pas terminé. Si tout va bien, un projet de plus de 5 millions de dollars pour agrandir et améliorer les infrastructures du théâtre doit être réalisé au cours des prochaines années.

Deux femmes sur une scène. Des valises servent de décors.

Plus de 300 pièces ont été présentées au Théâtre du Bic depuis sa création, en 1989. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Je suis fier de ce que c'est, je suis fier de ce que c'est devenu et je trouve que cette idée qui a semblé folle au début s'est avérée un très grand succès finalement pour le Bic, pour la compagnie, et pour la région, conclut Benoît Vaillancourt.

Bas-Saint-Laurent

Théâtre