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Feux de forêt : la saison touristique complique l'accueil des évacués

Des gens montent à bord d'un avion Hercules.

À Pikangikum, les avions Hercules des Forces de l’armée canadienne évacuent les résidents qui fuient la fumée dégagée par des feux de forêt.

Photo : Forces armées canadiennes

Radio-Canada

En Ontario, plusieurs municipalités se disent prêtes à recevoir des évacués provenant des communautés menacées par les feux de forêt et la fumée. Toutefois, le nombre limité de chambres disponibles dans les motels pendant la saison touristique complique la relocalisation temporaire des résidents.

À Kapuskasing, les endroits où héberger les évacués se font plus rares qu'au printemps.

Normalement, on accueille 500 évacués au mois de mai, car les hôtels ne sont pas aussi achalandés, explique Guylain Baril. Mais au mois de juillet, il fait beau [...] notre capacité d’hôtel est réduite.

Kapuskasing a déjà accueilli près de 150 évacués de Pikangikum, affirme-t-il.

Nous avons la capacité d’accueillir 300 évacués, indiquait-il lundi matin. La capacité a toutefois été revue à la hausse lundi après-midi pour atteindre 450 places.

Branle bas des communautés d'accueil

La tâche d'accueillir les évacués est importante, puisque deux communautés autochtones menacées par les flammes sont en cours d'évacuation.

La Première Nation de Pikangikum est d'ailleurs évacuée pour une deuxième fois cette année.

Plus de 3000 membres de la communauté du Nord-Ouest de l'Ontario sont transportés vers différentes municipalités, qui ont chacune une capacité d'accueil limitée.

Smooth Rock Falls a déclaré l'état d'urgence à 15 h lundi et se prépare à recevoir jusqu'à 140 personnes.

Environ 30 résidents de Pikangikum sont attendus à Hearst lundi soir, selon le responsable des mesures d'urgence de la Ville, Jean-Michel Chabot.

Hearst peut accueillir 120 évacués, précise M. Chabot.

Une femme militaire porte un enfant évacué pour le faire débarquer de l'avion.

Il y a à peine un mois que les Forces armées canadiennes aidaient les membres de la Première Nation de Pikangikum à fuir un autre feu de forêt.

Photo : La Presse canadienne / LS Dan Bard

Le chef des pompiers de Thunder Bay, Greg Hankkio, a indiqué que la ville pourrait recevoir jusqu'à 200 évacués dès mercredi.

M. Hankkio ajoute que la venue d'évacués à Thunder Bay reste incertaine, mais ajoute que la ville est prête à les accueillir.

Une carte de l’Ontario.

La Première Nation de Pikangikum est située à deux heures de vol de Thunder Bay et n’est pas accessible par la route.

Photo : Google Earth

D'autres résidents de Pikangikum, une communauté éloignée, n'ont pas attendus les avions censés les évacuer mais se sont plutôt rendus par leurs propres moyens -en bateau puis en voiture - vers Dryden ou Red Lake avant de se rendre dans une communauté d'accueil.

Une vingtaine de membres des Rangers canadiens appuient les efforts d’évacuation de la Première Nation de Pikangikum.

Les Rangers font partie de la Réserve des Forces armées canadiennes, qui offre des services aux communautés autochtones du nord du pays.

Les résidents de la Première Nation de Keewaywin, plus au nord, ont aussi dû quitter leur communauté.

Les évacués sont hébergés à Sioux Lookout et à Timmins.

Le gouvernement de l’Ontario prépare un plan d’urgence

Hier, j’ai commencé à contacter des maires de la province pour leur demander que leurs collectivités accueillent des personnes évacuées, a déclaré la solliciteure générale Sylvia Jones dans un communiqué de presse. Nous travaillons avec des municipalités pour trouver suffisamment de place pour abriter en toute sécurité ceux qui en auraient besoin au cours des prochains jours et semaines.

Une vingtaine de feux de forêt font toujours rage dans le Nord de la province.

En plus de Pikangikum et Keewaywin, plusieurs autres communautés pourraient être touchées au cours des prochaines semaines, affirme le ministère de la solliciteure générale.

Les principaux feux actifs

  • L’incendie de Red Lake numéro 23 couvre actuellement 71 993 hectares. L’équipe de gestion des incidents est établie dans la Première Nation de Sandy Lake. Des équipes de Rangers ont placé des arroseurs autour de la communauté. Les possibilités de recourir à l’allumage aérien, technique consistant à allumer de nouveaux foyers pour contrôler l'incendie, seront aussi étudiés. Des hélicoptères transportant des réservoirs d’eau arrosent aussi pour permettre de réduire le feu.
  • L'incendie de Red Lake numéro 39 s'étend sur 40 439 hectares. Il est géré par une équipe de gestion d’incident en tant que partie d’un groupe de feux. Cette équipe surveille les possibilités d’allumage aérien pour ramener le feu à des limites naturelles. La mise en place d’arroseurs se poursuit dans la zone de l’incendie. Le feu se situe à environ six kilomètres au sud-ouest de la communauté de Pikangikum, du côté opposé du lac.
  • L’incendie de Red Lake numéro 40 n’est pas maîtrisé à 23 737 hectares et est situé près de Nungesser Lake, à environ 40 kilomètres au nord de Red Lake. La mise en place d’arroseurs sur les structures et la construction d’une ligne d’arrêt ont toujours cours. La visibilité aérienne s'est améliorée autour du feu aujourd’hui et permet d’augmenter les efforts de suppression du feu.


Source : ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario

Les alertes météorologiques se multiplient

Le Nord-Ouest de l’Ontario est envahi par des panaches de fumée provenant des divers feux de forêt, avertit un bulletin spécial d’Environnement Canada.

Une toux inhabituelle, l'irritation de la gorge, des maux de tête et l'essoufflement comptent parmi les symptômes possibles, a publié l'agence environnementale.

Une carte de l'Ontario français.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des niveaux élevés de pollution de l’air en raison de la fumée des feux de forêt persisteront aujourd’hui, affirme Environnement Canada.

Photo : Environnement Canada

De plus, des alertes d’orages violents sont en vigueur dans les régions de Red Lake et de Pikangikum.

Les météorologues d’Environnement Canada surveillent un orage pouvant produire des rafales très fortes, de la grêle pouvant atteindre la taille d’une pièce de cinq cents et de la pluie forte.

Environnement Canada

L’orage pourrait aussi s’étendre jusqu’à Kenora, Fort Frances et Dryden.

Nous avons évacué une centaine de personnes en fin de semaine et nous planifions aussi faire d’autres voyages aujourd’hui, soit par aéronef ou sur le terrain, explique la lieutenante Nadine Abou-Rjeily.

Feux de forêt

Environnement